ZOO

Afrikakorps - T2 : Crusader (Février 2021)

couverture de l'album Crusader

Série : AfrikakorpsTome : 2/2Éditeur : Paquet

Scénario : Olivier SpeltensDessin : Olivier Speltens

Collection : Mémoire 1939-1945

Genres : Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 14.00€

ma collection
mes souhaits
série

La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

3.0

Dessin

3.0

Le maréchal Rommel est un personnage à part dans l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Plus militaire que nazi aux yeux du grand public, son parcours de combattant permet d’aborder la Wehrmacht et ses actions avec plus de facilité. Dans ce deuxième volet du triptyque Afrikakorps aux éditions Paquet, Olivier Speltens nous plonge dans le quotidien du corps d’armée de Rommel.

En novembre 1941, l’Afrikakorps de Rommel passe à l’attaque contre le point de résistance britannique de Tobrouk. Mais les Anglais sont toujours bien ravitaillés et les renforts se massent. Le lieutenant Joachim Von Richter et ses hommes, à bord de leur Panzer, parviendront-ils à enfoncer les lignes ennemies?

La guerre à hauteur d’hommes

Olivier Speltens ne cherche pas à glorifier l’armée allemande ou la guerre. On le sent passionné, comme nombre de personnes, par les jeux de stratégie et les combats, mais il n’oublie jamais d’où il parle. C’est depuis l’intérieur des chars, fournaises du désert libyen, qu’il regarde les choses. Ses personnages sont des hommes avant tout. Des gens qui combattent pour leur famille, sans haine, avec peu d’idéologie. Ils ne sont pas à ce niveau-là.

Eux tentent de survivre dans un ballet entre monstres d’aciers de plusieurs tonnes. Ils partent au combat la peur au ventre, le vomissement au bord des lèvres. La mort plane et elle a de nombreux avatars, dans le ciel comme sur terre.

On apprécie certains rebondissements anecdotiques qui apportent une grande humanité à ce récit, tant ils sont incroyables et pourtant réellement advenus.

Le réalisme graphique en bandoulière

Prendre de la distance, avec des récits sur 39-45, c’est très facile en Bande Dessinée. Le dessin permet de poser cette distance, Art Spiegelman en avait fait la démonstration avec Maus. Speltens lui prend une direction opposée. Toujours pour nourrir son point de vue sur les faits, il déploie un dessin réaliste, avec un trait fin. Il n’est pas toujours dénué de défauts d’exécution, mais l’objectif reste rempli. Dans le fond comme la forme, on entretient un sentiment de proximité avec ceux qui ont été nos « ennemis ».

Après l’armée de l’ombre, Speltens poursuit son aventure en Seconde Guerre Mondiale. Les amateurs de ce type de récits apprécieront à juste raison.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants