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Algérie, une guerre française - T2 : L'Escalade fatale (Mars 2020)

couverture de l'album L'Escalade fatale

Série : Algérie, une guerre françaiseTome : 2/2Éditeur : Glénat BD

Scénario : Philippe RichelleDessin : Alfio Buscaglia

Genres : Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 15.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

5.0

Dessin

3.0

Entretenant des rapports très tendus avec son père, un riche exploitant agricole, André a quitté l’Algérie pour entreprendre de vagues études à Paris où il retrouve son cousin Paul. De son côté, Loulou s’est engagé dans l’armée française et participe aux premiers faits d’armes dans le massif des Aurès. Et Mo, après le triste sort réservé à son frère Slimane, finit par accepter de rentrer dans les rangs du FLN. Philippe Richelle poursuit son ambitieuse saga sur la guerre d’Algérie avec nuance et conviction.

Le récit choral s’avère loin de s’en tenir au seul cheminement des quatre amis d’enfance. Le scénario de Philippe Richelle brasse une multitude de personnages satellites qui viennent s’inscrire dans l’intrigue avec leurs propres motivations et convictions profondes, la plupart irréconciliables... Les rapports conflictuels, de plus en plus fréquents, de plus en plus sanglants se multiplient, exacerbant le racisme des uns vis-à-vis des autres. Tout acte de rébellion est immédiatement sanctionné par une répression totalement disproportionnée.

La série progresse en passant d’un protagoniste à l’autre sans jamais perdre de vue les enjeux politiques de la colonisation. Tout en percevant l’évolution du conflit d’un autre œil depuis Paris, André, écarté de tout souci matériel ou financier, multiplie les conquêtes féminines. Tandis qu’à Alger, Mo est appelé à s’impliquer de plus en plus dans les actions terroristes du FLN.

Alfio Buscaglia donne de cette époque une image tout à fait crédible et réussit à typer toute la galerie des personnages en fonction de leurs états d’âme et leur psychologie face à une situation qui les dépasse. Peut-être que l’usage du noir et blanc aurait été plus seyant à l’ambiance du récit plutôt que ces couleurs un peu trop criardes ?

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