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Amen - T1 : Ishoa ou la précession des équinoxes (Mars 2021)

couverture de l'album Ishoa ou la précession des équinoxes

Série : AmenTome : 1/2Éditeur : Glénat BD

Scénario : Georges BessDessin : Georges BessColoriste : Josie de Rosa

Genres : Science-Fiction

Prix : 14.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

3.5

Dessin

3.5

Située aux confins de l’univers, la planète Arcadia a déjà fait l’objet de deux expéditions dont on est resté sans nouvelles. Ishoa, entouré de quatre religieux et de toute une nuée d’esclaves encadrée par une flopée de brutes épaisses, est chargé de découvrir ce qu’il est advenu des missions précédentes. Après sa brillante adaptation du Dracula de Bram Stoker, Georges Bess se lance dans un space opéra prévu sur deux tomes.

Un récit de science-fiction somme toute classique construit en flash-back après que les nouveaux arrivants rencontrent et ouvrent le feu sur une petite poignée d’indigènes, vêtus de pagnes et coiffés de parures de feuillages, qui semblaient prêts à les accueillir sans le moindre signe d’hostilité.



d'inexplicables phénomènes laissent présager le pire

D'inexplicables phénomènes laissent présager le pire pour les héros
© Glénat


L’essentiel du groupe étant constitué d’anciens prisonniers de droit commun à qui l’on a promis la liberté, et peut-être la fortune, en cas de succès de la mission devient très vite incontrôlable. Et retrouver le responsable de la première expédition, un certain Kurtz n’est pas chose facile dans un environnement où faune et flore représentent un danger permanent.

Le nom de Kurtz ne vous évoque rien? En fait, Georges Bess a transposé l’intrigue du roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, dans ce contexte de SF comme jadis Francis Ford Coppola l’avait déroulée au Vietnam pour Apocalypse now.

Figure majeure de Métal Hurlant, son dessin n’a pas grand-chose à envier à celui de Moebius, son illustre confrère. Dans un style plutôt caricatural, son trait rappelle celui de sa série Annibal 5 et se révèle aussi expressif que dans son registre réaliste. Et Georges Bess prouve une fois de plus qu’il est un excellent raconteur d’histoires, qu’il peut très bien se passer des excès narratifs de son grand complice Alejandro Jodorowsky. La seconde partie de ce diptyque est déjà annoncée pour juillet prochain. On l’attend!

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