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Aurora - T1 : Phénomènes (Janvier 2023)

couverture de l'album Phénomènes

Série : AuroraTome : 1/1Éditeur : Soleil

Scénario : Christophe Bec, Stefano RaffaeleColoriste : Stéphane Paitreau

Genres : Fantastique

Prix : 15.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0


Aurora propose un récit d’anticipation glaçant avec des enfants qui naissent dépourvus d’émotions. Ces sociopathes ne nous veulent évidemment pas du bien. Les auteurs reprennent un thème déjà vu, mais pour en faire un récit bien mené.


Quand en 1960 sort sur les écrans le film Le village des damnés, nous sommes en pleine guerre froide. Les enfants blonds surdoués mais sans émotions qui veulent conquérir le monde sont alors une métaphore du communisme. Avec Aurora, nous retrouvons le même ressort scénaristique : des enfants, 222 000 précisément, naissent sans un pleur, dépourvus d’émotions, suite au passage d’une gigantesque aurore boréale rouge sur toute la Terre. Les intentions de ces enfants ne sont pas pacifiques. Et avec un QI hors norme, ils risquent d’avoir les moyens de faire des dégâts !


Christophe Bec a choisi un récit choral : nous suivons le destin, ou plutôt le dessein de ces enfants dans des familles disséminées aux quatre coins de la planète. Pour mieux ferrer le lecteur, la construction se fait en flash-back : la première scène voit deux cadres se disputer dans un building. Jusqu’à ce que l’un d’eux commette un véritable massacre. Il s’agit de l’un de ces Enfants de l’Aurore. Nous remontons alors le temps pour découvrir la naissance et les premières années de certains de ces enfants. De quoi donner des frissons... Si le scénario n’est pas novateur, il est bien mené. Le lecteur a envie de savoir ce que vont faire ces enfants une fois adultes.

Aurora T.1 : Phénomène

Aurora T.1 : Phénomène
© Soleil, 2023


Le dessin réaliste de Stefano Raffaele sert le récit avec un découpage travaillé. Le dessinateur alterne les effets, offrant tantôt des planches concentrant de nombreuses cases, parfois en gaufrier, tantôt des scènes très aérées, permettant de mettre l’emphase sur l’action ou sur un décor de manière spectaculaire. Les couleurs contribuent à l’ambiance.


Quelle est l’intention de l’histoire ? Le message subliminal porte peut-être sur la pollution et ses effets. Bec n’explicite pas vraiment ses intentions, mais sème quelques indices.


Ce tome 1 se conclut sur une note ambigüe. Y aurait-il de l’espoir pour l’Humanité malgré tout ? Rien n’est moins sûr.

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