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Blue Note - T1 : Les dernières heures de la Prohibition (Septembre 2013)

couverture de l'album Les dernières heures de la Prohibition

Série : Blue NoteTome : 1/2Éditeur : Dargaud

Scénario : Mathieu MariolleDessin : Mikaël BourgouinColoriste : Mikaël Bourgouin

Genres : Polar / Thriller

Public : À partir de 12 ans

Prix : 14.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

New-York, 1933, un mois avant la fin de la Prohibition, Jack Doyle remonte sur un ring alors qu'il s’était promis de ne plus jamais boxer. Il fallait qu’il soit sûr et ce combat doit lui apporter les réponses qu'il attendait. Mais avec ce combat, il va replonger dans le milieu sombre de la boxe, des paris et de la Mafia qui vit les derniers jours du trafic lucratif d’alcool. Un album dur, sans concession, sur le milieu new-yorkais des années trente.

Aborder la fin de la prohibition à travers l’histoire du retour d’un boxeur sans parler directement de vente d’alcool, il fallait oser. Oser, car dans ce chemin indirect choisi par les auteurs, il n’y a pas de place pour l’erreur, pour l’approximation. Tout doit être parfait. Ce pari risqué est réussi, grâce aux dialogues ciselés qui collent parfaitement aux personnages, à l’époque.

Le pouvoir tentaculaire de la Mafia est particulièrement bien mis en avant avec les allusions à la complicité, parfois forcée, de la police et de la presse. On sent que le trafic d’alcool a finalement donné à la Mafia l’argent pour annexer tous les autres secteurs, notamment la boxe. Rapidement attachés au personnage de Jack, nous prenons les coups physiques et émotionnels avec lui.

Le dessin, très réaliste et terriblement prenant, nous fait toucher du doigt cette atmosphère lourde. Les couleurs sombres, mélanges de pastels et de sépia, accentuent la dureté des propos et de la vie des personnages. La seule couleur vive dans ce tome est celle du sang, pour nous signifier qu’elle était la teinte dominante de ce milieu.

Un album dans lequel les talents des auteurs se sont exprimés et illustrés avec brio. Lorsque nous en tournons la dernière page nous partageons, abasourdis, avec Jack et l’Amérique un certain sentiment de liberté.

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