ZOO

Boule et Bill - L'intégrale - T2 : 1963-1967 (Juin 2022)

couverture de l'album 1963-1967

Série : Boule et Bill - L'intégraleTome : 2/2Éditeur : Dupuis

Scénario : Rosy, Jean RobaDessin : Jean Roba

Genres : Humour

Public : De 3 à 15 ans

Prix : 36.00€

ma collection
mes souhaits
mes lectures
série

La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Pour l’été de vos enfants ou petits-enfants comme pour le vôtre, ce pavé rempli de documents passionnants sur Roba et d’environ 180 gags de Boule et Bill est un excellent investissement : sourire aux lèvres garanti.

Dupuis a le chic pour éditer des intégrales 5 étoiles. Celle-ci ne déroge pas à la règle. 5 étoiles pour la maquette : sobre et élégante à la fois. 5 étoiles pour le dossier de Christelle Pissavy-Yvernault : cinquante pages passionnantes et joliment illustrées sur le contexte de création des près de 200 gags « 5 étoiles » conçus par Roba entre 1963 et 1967, rassemblés ici dans l’ordre chronologique de publication dans le journal de Spirou.

On apprend dans ce dossier que l’éditeur, Charles Dupuis, ne croyait pas en cette série. Mais face au succès, Roba entra vite dans le sérail des auteurs les plus écoutés de la Direction. On découvre également que le tome 2 fut censuré par l’éditeur pour la moitié des gags quelques mois après sa publication pour une raison surprenante. Christelle Pissavy-Yvernault nous explique également que si la famille de Boule, inspirée par les BD américaines des années 30-40, reflétait d’une certaine manière la famille de Roba, la vie de celle-ci n’était pas si idéale. Davantage connu, le fait que Roba a vraiment possédé des cockers. Sept. Et il a su capter avec humour le caractère de ce chien plein de défauts mais si attachant.

Boule et Bill - L'intégrale T.2 - (1963 - 1967)

Boule et Bill - L'intégrale T.2 - (1963 - 1967)
© Dupuis, 2022

Nourri de cette contextualisation, le lecteur (re)découvre les gags qui se situent dans une banlieue pavillonnaire des années 60. Le vrai héros est assurément Bill, chien qui s’exprime en aboyant, comme il se doit, mais dont on peut lire les pensées, en apparence très « humaines » ; avec toutefois un brin de décalage d’où naît le sourire. Roba n’hésite pas également à faire des gags très visuels basés sur les oreilles du cocker, que ce dernier peut utiliser comme des bras. On tend alors vers le burlesque.

Nous découvrons également au fil des pages des textes d’Yvan Delporte joliment illustrés par Roba, des dessins de couverture pour le journal de Spirou ainsi que quelques autres trésors tels Le test de l’optichien.

On s’en lèche les babines !

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants