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Chroniques de Roncevaux - T1 : La légende de Roland (Avril 2021)

couverture de l'album La légende de Roland

Série : Chroniques de RoncevauxTome : 1/1Éditeur : Glénat BD

Scénario : Juan Luis LandaDessin : Juan Luis Landa

Collection : 24x32

Genres : Aventure, Historique

Prix : 14.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Certes, dans tout cours d’Histoire de France, la fin du fidèle Roland à Roncevaux est probablement évoquée. Mortellement blessé par un groupe de guerriers embusqués, il souffle dans son cor avant de briser son épée Durandal sur un rocher. Voilà pour la chanson de geste. Mais encore ? Juan Luis Landa nous en apprend un peu plus sur cette épopée belliciste placée sous le règne de Charlemagne.

Dans ce récit, Roland n’occupe pas vraiment le devant de la scène. Le rôle principal échoit à Charlemagne qui, après avoir conquis la Saxe et imposé la chrétienté à un peuple voué au paganisme, décide de franchir les Pyrénées pour parachever en quelque sorte l’œuvre de son grand-père Charles Martel et de son père, Pépin le Bref, en s’attaquant à la ville de Saragosse tenue par les Sarrasins.

Roland sur le champ de bataille

Roland sur le champ de bataille
© Glénat


A la tête d’une puissante armée, le futur empereur compte sur l’appui des Vascons de la région basque pour mener à bien son opération, mais il sera trahi par ces derniers en raison de vieilles inimitiés. Landa dresse un portrait de Charlemagne en guerrier sans concession ni pitié pour ses ennemis de la foi chrétienne. Loin de l’image d’Épinal de l’empereur à la barbe fleurie.


Un seul objectif: se protéger des futures attaques

Un seul objectif: se protéger des futures attaques
© Glénat


Ayant dû interrompre Arthus Trivium après quatre albums scénarisés par Raule, (la série n’ayant pas trouvé le public qu’elle était légitimement en droit d’attendre), Landa rebondit ici, cette fois en tant qu’auteur complet. Loin de nous proposer un cours magistral, il nous livre un récit subtilement distillé, où la grande Histoire se déroule sur fond d’intrigues de palais et scènes de batailles dignes des superproductions hollywoodiennes avec une mise en page, cadrages et précision du trait époustouflants. Son travail sur la couleur n’est pas en reste comme en témoigne la splendide couverture de ce premier volet d’un futur diptyque.

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