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Dans les eaux glacées du calcul égoïste - T2 : La fin de l'âge d'or (Février 2020)

couverture de l'album La fin de l'âge d'or

Série : Dans les eaux glacées du calcul égoïsteTome : 2/2Éditeur : Glénat BD

Scénario : Luca Erbetta, Lancelot HamelinDessin : Luca Erbetta

Collection : Caractère

Genres : Historique, Polar / Thriller

Public : À partir de 16 ans

Prix : 19.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

4.5

Mars 1930. Financé par Charles de Noailles, Luis Buñuel vient d’entamer le tournage de son premier long-métrage, L’âge d’or, un des premiers films du cinéma parlant. Son mécène, qui vient assister à une journée de tournage aux studios de Billancourt, n’a jamais pris connaissance du script. Il sera d’autant plus surpris lors de la première projection par son caractère subversif. Deux ans après la publication du premier volet de ce diptyque, Luca Erbetta et Lancelot Hamelin concluent brillamment un récit aussi ambitieux qu’original.

Après le succès d’Un chien andalou, co-écrit avec Salvador Dali, les deux hommes se remettent ensemble à l’ouvrage mais Buñuel se brouille très vite (et définitivement) avec le peintre catalan et réécrit seul le scénario de L’âge d’or. De son côté, Jean Cocteau, également soutenu par Charles et Marie-Laure de Noailles, entreprend la réalisation de son premier film, Le sang d’un poète qu’il aurait voulu sous forme d’un film d’animation plutôt qu’avec des personnages réels.

Lancelot Hamelin nous faire revivre toute l’ambiance de cette époque sans lésiner sur les détails pour rendre son récit aussi crédible que possible, démythifiant au passage la galerie des célébrités de ce milieu particulièrement huppé de la scène parisienne avec ses toutes frasques et autres « secrets d’alcôve ». La plupart des personnages qui s’agitent dans ce microcosme ne suscite guère d’empathie dans ses attitudes et ses agissements. Il y règne un climat d’antisémitisme et d’anticommunisme sans fard qui préfigure tous les événements à venir.

Luca Erbetta a consacré quatre années de travail à la réalisation de ce diptyque mené de bout en bout avec une maîtrise graphique exceptionnelle en couleur directe avec un luxe de détails et une précision quasi cinématographique. La lecture du premier volet est bien sûr indispensable pour une bonne compréhension de ce récit exceptionnel. On aurait tort de s’en priver.

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