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Duke - T5 : Un pistolero, tu seras (Janvier 2021)

couverture de l'album Un pistolero, tu seras

Série : DukeTome : 5/5Éditeur : Le Lombard

Scénario : HermannDessin : Hermann

Genres : Western

Public : À partir de 12 ans

Prix : 14.75€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

2.0

Dessin

5.0

Toujours accompagné de Swift, Duke poursuit sa chevauchée semée d’embûches avec à leurs trousses un détachement de la cavalerie essentiellement composé de soldats noirs, anciens esclaves affranchis depuis la guerre de Sécession. Si depuis cinq ans maintenant chaque nouvel épisode voit le jour en janvier, le lecteur n’est pas près de connaître le dénouement de cette histoire car Yves H. sait aussi tirer à la ligne.

Ici l’astuce consiste à revenir sur l’enfance et la jeunesse de Duke et de son frère Clem abattu lors du chapitre précédent. Si le personnage de Duke ne s’extériorise guère, un passé traumatisant vient régulièrement le hanter la nuit durant. Ainsi, après qu’un flashback nous ait dévoilé les circonstances de la mort de leurs parents, voilà qu’il se souvient de leur arrivée dans un orphelinat en Louisiane dirigé par le professeur King qui, très vite, devine tout le potentiel de Duke pour en faire un pistolero de premier ordre.

Parallèlement à ces séquences, Peg, que Duke a promis d’épouser, est convoyée dans un cercueil par deux malfrats sadiques afin de servir d’appât pour attirer celui-ci dans un piège où l’on retrouve, comme par hasard, King son ancien mentor. Et pendant ce temps, le sergent noir qui a pris la tête de la mutinerie, continue de poursuivre Duke et son compagnon afin de lui arracher le magot qu’ils convoyaient.

Yves H. qui avait démarré cette série de manière prometteuse, s’enlise progressivement dans un tas de digressions inutiles. Comme son père avec Jeremiah et tant d’autres créations, il partage une vision de l’humanité assez désespérante (un euphémisme !) et se complait dans un univers de violence exacerbé sans jamais lésiner dans la crudité des détails. Hermann a beau exalter la splendeur des paysages américains traversés par les personnages, on sort un peu saoulé par cette constante et excessive misanthropie.

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