ZOO

Filles des oiseaux - T2 : Filles des oiseaux - Tome 2/2 (Mars 2018)

couverture de l'album Filles des oiseaux - Tome 2/2

Série : Filles des oiseaux Tome : 2/2Éditeur : Dargaud

Scénario : Florence CestacDessin : Florence CestacColoriste : Florence Cestac

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.99€

ma collection
ma wishlist
série

La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

L’amitié entre la jeune bourgeoise de Neuilly en soif de liberté et la jeune fermière de Beuzeville qui aspire à une vie saine et normale, ne s’est jamais tarie au fil des ans. Aujourd’hui, les deux acolytes ont soixante ans et se remémorent les années tumultueuses qui ont suivi la révolution sociale de 68. Poignant !

Marie-Colombe et Thérèse se sont rencontrées au pensionnat des Oiseaux. Elles se remémorent aujourd’hui ces belles années d’amitié, tourmentées par leurs parcours respectifs pour le moins chaotiques. Les seventies sont le théâtre de grands bouleversements de société : l'évolution du statut de la femme, l’arrivée de la pilule contraceptive et la légalisation de l’avortement grâce à Simone Veil mais aussi les premiers décès tragiques liés au sida.

Florence Cestac use des souvenirs communs de ses personnages pour montrer une société mue par un élan fringant de liberté. À l’image des deux ados du pensionnat qu’elles étaient, les deux amies ont poursuivi leur chemin à la recherche d’aventures. Thérèse, « les pieds sur terre », s’est rapidement installée, mais cela ne l’a pas empêchée de souffrir d’inattendues déconvenues. Pendant ce temps, Marie-Colombe a fréquenté quelques personnages excentriques, vécu une carrière ratée de starlette et est finalement revenue à sa solide amitié qui l’aura sauvée du naufrage.

Le dessin de l’autrice présente des personnages vivants, aux classiques gros nez et visages par conséquent déformés, mais tellement énergiques. Une effervescence s’échappe de chaque planche pour une lecture endiablée, enflammée et sans aucune reprise de souffle ! Le lecteur voyage aisément dans les (nombreuses) années post mai 68...

Ce second tome du diptyque est bien moins poilant que le premier... Même si quelques fous rires agrémentent la lecture, le ton grave et grisâtre ne peut passer inaperçu. Les joies de mai 68 laissent progressivement la place à de nombreuses désillusions et à quelques drames qui marquent le récit. Une lecture saisissante.

Pour aller plus loin

Quiz Florence Cestac
Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants