L’avatar de Kid Paddle n’en finit pas de mourir de toutes les manières possibles dans ce seizième tome déjanté de Game Over, où l’absurdité et la cruauté sont toujours facteurs d’hilarité ! Un ravissement pour les zygomatiques.
Jamais la mort n’a été aussi drôle que dans Game Over. Dans Aie Aie eye, le seizième tome de la série, Midam rivalise une nouvelle fois d’inventivité pour mêler le tragique au comique, le glauque au caustique. Lorsque le petit barbare descend en tyrolienne pour sauver sa princesse, celle-ci étant en train d’étendre le linge sur le fil et il la percute si violemment qu’il la réduit en bouillie contre un mur ! Quand il est équipé d’un cerceau magique qui tranche ses ennemis, la princesse (pas très futée, il faut bien l’admettre) s’en sert comme un jeu d’enfants et termine découpée en rondelles.
Comme d’habitude, le personnage va d’un échec à un autre. Sa persévérance force l’admiration, et à chaque page tournée, on se demande encore à quelle sauce il va être mangé ou quelle fin tragique Midam lui a réservée. En plus de faire un travail de catharsis, l’album est jubilatoire car la créativité de la faucheuse n’a pas de limites !
Côté dessin, les arrières-plans sont minimalistes, colorés mais sans paysages. On évolue dans différents univers, allant du château fort médiéval au plateau de jeu de société, en passant par des forêts ou encore des falaises escarpées. Les couleurs vives et les personnages, aux yeux toujours aussi globuleux, sont comiques et expressifs.
Dans ce nouveau tome, on retrouve toutes les bonnes recettes qui font le succès de ce spin-off de Kid Paddle : un soupçon de cruauté couplé à une énorme dose d’humour noir. Un pur divertissement pour la rétine.