ZOO

Gun Crazy - T2 (Mai 2021)

couverture de l'album

Série : Gun CrazyTome : 2/2Éditeur : Glénat BD

Scénario : Jef, D Steve, D. Steve

Genres : Western

Prix : 19.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Deux jeunes femmes qui cherchent à tirer leur épingle du jeu face à des hommes blancs stupides, racistes et/ou vengeurs, tel est le programme de cette aventure trash bourrée de clins d’œil à la culture populaire contemporaine.

États-Unis, sous la présidence de Donald Trump. Un couple de jeunes femmes règle leur compte aux hommes machos et racistes. Un trentenaire blanc se crée un double, «SuperWhiteman», et tue celles et ceux qu’il estime ne pas être Américains. Un gars déterminé élimine les hommes d’Église pédophiles. Un sergent de police (qui avale des bonbons à l’héroïne) et son chien (qui fume des cigarettes) se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment.


Glénat

Gun Crazy vous propose un road trip à l''action complètement déjantée!
©Glénat



HOMMAGES ET VARIATIONS

Ces deux premiers tomes de Gun Crazy mettent en scène et raillent la bassesse humaine, quelle qu’en soit la forme : racisme, homophobie, pédophilie, absence de scrupules... Le rythme est trépidant et l’humour noir particulièrement grinçant. Comme les auteurs le précisent dès l’ouverture du premier tome, cette aventure est un hommage aux cassettes vidéo, à la bande dessinée franco-belge des années 70-80 et au nouvel Hollywood, cette période particulière du cinéma américain où les cinéastes prirent le contrôle des studios. Ces influences, manifestes tout au long de ces pages, s’expriment notamment par le genre choisi (le road-movie), le ton (violence débridée, cynisme, sens de la provocation), le découpage (montage alterné des actions) et les partis pris visuels : le trait et la mise en couleur sont placés sous l’influence de Jean Giraud/Moebius, des retouches tirent certaines images vers le rendu de celles des cassettes vidéo, les lignes parfois volontairement distordues et courbes du dessin rappellent l’effet produit par les objectifs photographiques de type fish-eye...
La démarche et les différents éléments (le couple féminin, les publicités...) évoquent fortement ceux mis en œuvre par Nicolas Petrimaux dans sa série Il faut flinguer Ramirez, mais cela n’empêche pas Gun Crazy de creuser son propre sillon qui, s’il n’est pas novateur, est plutôt exaltant.

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