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Harmony - T5 : Dies Irae

couverture de l'album Dies Irae

Série : HarmonyTome : 5/5Éditeur : Dupuis

Scénario : Mathieu ReynèsDessin : Mathieu ReynèsColoriste : Mathieu Reynès

Collection : Tous Publics

Genres : Aventure, Fantastique

Public : Tout public

Prix : 12.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

4.0

Dessin

2.0

Le quatrième tome d’Harmony entamait un nouveau cycle, mais il était évident qu’il ne s’agissait que d’une suite, vu que beaucoup de zones d’ombre subsistaient encore. Ce cinquième tome est encore loin d’apporter toutes les réponses que l’on pouvait attendre, ce d’autant qu’Harmony, l’héroïne de la série, se fait voler la vedette par la petite Eden qui s’avère encore plus douée en matière de pouvoirs surnaturels. Mathieu Reynès s’enfonce dans une narration complexe qui risque de laisser son lecteur sur le bord du chemin.

On se souvient en effet que l’histoire prenait racine en des temps plus anciens où deux frères se disputaient le pouvoir et que cette lutte fratricide s’est perpétuée au fil du temps et des époques. Par ailleurs, les pouvoirs télékinésiques d’Harmony et de ses deux jeunes compagnons intéressent beaucoup les militaires qui veulent utiliser leurs dons à des fins belliqueuses. Tout le premier cycle se focalise sur cette lutte, louchant fortement du côté de certains romans de Stephen King qui ont également fait l’objet d’adaptations cinématographiques.

En fait, le problème de cette série est sans doute lié à son côté feuilleton à suivre, alors que la demande s’oriente davantage vers les histoires bouclées en peu d’épisodes ou aux one-shot à la pagination plus épaisse. Aussi, lire chaque nouvel album implique, si l’on ne veut pas perdre le fil narratif, de relire tous les tomes précédents. De plus, toutes ces scènes d’affrontements avec ceux qui veulent tirer profit des forces surnaturelles du trio finissent par être lassantes. Et comme Stephen King, Reynès a tendance à trop « tirer à la ligne ». Un piège dans lequel, sur un sujet voisin, Serge Le Tendre n’est pas tombé avec L’histoire de Siloë conçue pour son partenaire Stéphane Servain en un seul triptyque.

En revanche, le dessin, toujours aussi dynamique, continue de séduire. Dommage que cette histoire tombe un peu comme un soufflé.

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