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Kamarades - T3 : Terre promise (Janvier 2017)

couverture de l'album Terre promise

Série : KamaradesTome : 3/3Éditeur : Rue de Sèvres

Scénario : Benoît Abtey, Jean-Baptiste DusséauxDessin : Mayalen Goust

Genres : Historique

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

1920. La guerre déchire la Russie. Loin du tumulte, la famille Romanov goûte au calme d’une Normandie apaisante. Quiétude relative : Volodia et Ania décident de retourner se jeter dans la bataille. Le dessin de très haut vol donne à Kamarades, série en trois tomes, ses lettres de noblesse.

Russie, janvier 1920. La guerre civile fait rage. Les blancs s’opposent au rouge dans une lutte sans merci. Le calme relatif que vit la famille Romanov en France ne dure pas. Pour tenter de protéger leurs proches, Volodia et Ania, héros romantiques, retournent au front. Au risque de laisser leurs vies entre les mains du boucher sanguinaire, Staline.

Voilà une fin de très belle facture pour une série dont les deux premiers tomes ont su d’emblée se montrer convaincants. Le scénario à quatre mains est d’une grande richesse. Il mêle dans un juste équilibre la petite histoire dans la grande, le tragique destin de la famille Romanov emporté dans le tourbillon de la révolution russe, une guerre qui semble désormais gagner et menacer l’Europe entière. Un travail narratif remarquable.

Quand on a fait l’éloge d’un scénario bien orchestré, que reste-t-il à dire du dessin ? Tout, lorsqu’on aborde celui de Mayalen Goust. Virtuose, vertigineux, explosif : les qualificatifs manquent pour mettre des mots sur un trait vivant qui apprivoise la case et la pleine page, voire la double page. Dans une éruption graphique intense, (forcément) rythmée par le rouge et le blanc. Splendide.

« Déjà finie ! » Ce n’est pas toujours ce que peut penser et partager un lecteur lorsqu’une série, aussi courte soit-elle, inscrit le mot fin à la dernière page de l’ultime volume. C’est précisément le sentiment qui nous traverse en refermant cette fresque au scénario savamment découpé et au dessin aussi indomptable que prolifique. Sûrement pour mieux la rouvrir, plus tard.

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