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Kilomètre Zéro - T2 : Les Koechlin, une saga familiale (Mars 2021)

couverture de l'album Les Koechlin, une saga familiale

Série : Kilomètre ZéroTome : 2/2Éditeur : Bamboo

Scénario : Florent Bossard, Stéphane PiatszekDessin : Florent Bossard

Collection : Grand Angle

Genres : Documentaire BD, Historique

Public : Tout public

Prix : 14.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

4.5

Dessin

2.5

Figure majeure de l’industrie textile du XVIIIe siècle en Alsace, Nicolas Koechlin caresse un autre projet : celui de construire la première ligne ferroviaire internationale entre Strasbourg et Bâle alors que l’épopée ferroviaire n’en était encore qu’à ses tout débuts. Loin de se cantonner au seul aspect documentaire de cette histoire, Stéphane Piatzszek nous introduit au sein même de la famille Koechlin, prête à partager les rêves les plus fous du patriarche.

Il bénéficiera notamment de l’appui de son cousin, André Koechlin, maire de Mulhouse et patron d’une usine de mécanique qui deviendra plus tard la très florissante SACM (Société Alsacienne de Constructions Mécaniques). Ce dernier s’associera avec des industriels anglais basés à Manchester qui fourniront les toutes premières locomotives.

Salomé, la fille de Nicolas, a d’autres objectifs: tout en assurant l’alphabétisation des jeunes ouvriers des usines textiles, elle rêve de devenir journaliste à une époque où cette profession était exclusivement masculine. Elle ignore que le journal qui publiera ses premiers articles appartient à son père. Piatzszek nous offre une vue en coupe de toute une société depuis ses plus humbles rouages issus des cités défavorisées jusqu’à l’élite des salons dorés de la grande bourgeoisie avec des personnages forts bien campés, tels Doomi ou son petit frère Fink. Ce deuxième tome s’achève sur l’inauguration de la ligne Mulhouse-Thann, sorte de galop d’essai d’une petite vingtaine de kilomètres, avant les quelque 140 kilomètres de voies à construire entre Bâle et Strasbourg.

La mise en page du récit de Florent Bossard avec ses vignettes abusant de gros plans de visages souvent décadrés participe d’un choix esthétique discutable qui risque de dérouter certains lecteurs tout comme l’option d’utiliser des hachures alors que pour ce deuxième tome la couleur revient en force après les séquences monochromes du premier.

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