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L'oiseau rare - T2 : La grande Sarah (Janvier 2021)

couverture de l'album La grande Sarah

Série : L'oiseau rareTome : 2/2Éditeur : Bamboo

Scénario : Cédric Simon, Éric StalnerDessin : Éric StalnerColoriste : Florence Fantini

Collection : Grand Angle

Genres : Aventure, Historique

Prix : 14.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

5.0

Une bande de filou accompagnant une gamine pleine de rêves dans le Paris de la fin du 19e siècle. Cédric Simon et Éric Stalner avait livré une prestation très convaincante avec le premier tome de L’oiseau rare, chez Grand Angle, en 2020. La seconde partie vient apporter la preuve de leur grande maîtrise du 9e Art.


Entendons-nous bien, L’oiseau rare ne brille pas par sa modernité, son audace. C’est un album parfaitement dans la filiation de la tradition franco-belge. Mais ce n’est pas parce que l’on est classique que l’on est mauvais ou vieillot. C’est la différence entre le vieillissement et la montée en expérience. Dans un des deux cas, il y a progression.





Eric Stalner, un artiste en constante progression

Depuis ses débuts en 1989, Éric Stalner cultive une bibliographie longue comme le bras. Pour qui suit épisodiquement son œuvre, il est évident que L’oiseau rare illustre une forme d’apogée. Les décors sont parfaitement dosés. Impressionnant dès lors qu’il faut donner un contexte à voir, ils savent disparaître pour soutenir une action ou la tirade d’un personnage. L’encrage est léger, très fin. Il laisse une belle place à la mise en couleur de Florence Fantini, exécutée en harmonie avec le dessin.
Stalner semble épanouit, serein. Il donne l’impression d’une grande facilité alors que les émotions transmises sont la marque d’un dessin extrêmement bien pensé.


L'alliance merveilleuse du dessin de Stalner et des couleurs de Fanini

L'alliance merveilleuse du dessin de Stalner et des couleurs de Fantini


Au Théâtre ce soir...

Côté scénario, les deux artistes développent ce qu’ils avaient semé dans le premier tome et qui s’était avéré fort savoureux. Une brochette de personnages hauts en couleur, orchestrés comme dans une pièce d’Oscar Wilde. Chacun apporte précisément ce qu’il doit à l’intrigue, aux ambiances. Ils transportent le lecteur au fil d’une belle histoire, qu’ils semblent jouer devant nous avec une profonde humanité.

Alors quand on fait face à un exercice de style aussi bien exécuté, il ne faut pas se montrer bégueule. L’oiseau rare, sur ses deux tomes, est un excellent diptyque de Bande Dessinée Franco-belge.

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