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Le Boiseleur - T1 : Les Mains d'Illian (Octobre 2019)

couverture de l'album Les Mains d'Illian

Série : Le BoiseleurTome : 1/1Éditeur : Soleil

Scénario : HubertDessin : Gaëlle Hersent

Collection : Métamorphose

Genres : Aventure, Heroic fantasy

Public : À partir de 12 ans

Prix : 19.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

3.5

Dessin

4.0

À travers le quotidien d’un apprenti sculpteur exploité par son maître, Hubert et Hersent nous livrent un conte sociétal intelligent tout en finesse et en douceur. Ce premier tome, Les mains d’Illian, nous fait voyager autant que réfléchir.

Illian est un apprenti sculpteur aux mains magiques qui vit à Solidor, une contrée lointaine d’un temps inconnu. Exploité par maître Koppel, cet adolescent passe ses journées à confectionner des cages à oiseaux en bois enfermant les magnifiques spécimens que collectionnent les habitants de cette ville. Mais le jour où il sculpte un rossignol incroyablement réaliste, sa vie bascule. Qui aurait pu imaginer que ce petit oiseau de bois aurait de telles répercussions sur son destin et sur celui de Solidor ?


Une douceur se dégage du récit, une mélodie poétique qui reste bien après la lecture. Le boiseleur est un conte sociétal doux-amer livrant une réflexion sur notre monde consumériste, sur l’exploitation, l’asservissement mais aussi l’écologie et le respect de la nature. La narration alterne entre des longs récitatifs accompagnant des illustrations pleine page et des dialogues plus succincts mis en page de manière classique. Quelques longueurs ralentissent la lecture et les personnages secondaires sont un peu trop effacés pour donner totalement corps à l’univers qui entoure l’adolescent mais le récit entraîne tout de même dans son univers de fable.

Les pleines pages permettent au talent de Gaëlle Hersent de s’épanouir. Les couleurs un peu passées confèrent une ambiance qui sied à l’univers du conte plaçant le récit dans une nostalgie d’antan d’un monde imaginaire et lointain. Ses tonalités suivent habilement l’évolution de l’humeur d’Illian. Il subsiste néanmoins une petite frustration de ne pas découvrir assez de détails, principalement des oeuvres de ce talentueux sculpteur.

Le boiseleur offre une réflexion poétique et intelligente sur la société de consommation et l’art jetable. La fin ouverte de ce premier volume annonce une suite toute aussi empreinte de douceur et de poésie.

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