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Le Chevalier d'Eon (Delalande) - T1 : La fin de l'innocence (Septembre 2019)

couverture de l'album La fin de l'innocence

Série : Le Chevalier d'Eon (Delalande)Tome : 1/2Éditeur : Glénat BD

Scénario : Arnaud Delalande, Simona MogavinoDessin : Alessio Lapo

Genres : Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 14.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Espion sous Louis XV, le chevalier d’Eon est passé à la postérité, auréolé de mystère…Cette nouvelle série séduisante décrit une partie de sa vie aventureuse. Cet personnage, parmi les plus brillants et les plus insaisissables du XVIIIe siècle nous entraîne dans son quotidien fait de luxe, de volupté et de dangers au fil des missions confiées par la couronne française.

En 1753 dans la résidence du duc de Broglie, le jeune Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Timothée d’Eon de Beaumont, nobliau sans le sou, s'entraîne à l’épée avec le maître d'arme du duc. Ce dernier discute en secret dans son bureau avec le cousin du roi, le prince de Conti, de la création des services secrets royaux. Attiré à la fenêtre par le bruit de l’exercice, le prince de Conti est étonné du nobliau à qui il demande d’être présenté.

La fin de l’innocence joue de suite carte sur table en genrant le chevalier, faisant de son personnage un as du déguisement. Libéré de cette question qui occupe de nombreux récit sur le Chevalier d’Eon, le récit file vite vers le cœur de l’intrigue : la première mission du jeune chevalier. Ce dernier doit faire en sorte que la Russie s’allie avec la France. A la Cour de Russie, l’album expose non sans finesse l’atmosphère du XVIIIe siècle, faite de jeux de Cour, de pouvoir, d’alliances essentielles pour les nations, de capes et d’épées mais aussi de libertinage et de traits d’esprit.

Riche en détails, le dessin donne à voir décors et des costumes typiques. Il réussit la gageure de rendre le personnage du chevalier soit en homme soit en femme, tout en faisant un personnage immédiatement reconnaissable et jamais grotesque dans un genre ou l’autre. Seul point qui dénote, certains nobles sont croqués avec un style qui semble imprégné de celui des caricatures révolutionnaires.

La fin de l’innocence pose avec brio les premières actions d’une trilogie qui a tout pour passionner.

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