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Le héros du Louvre - T1 : La Joconde a le sourire

couverture de l'album La Joconde a le sourire

Série : Le héros du LouvreTome : 1/2Éditeur : Glénat Jeunesse

Scénario : Élie ChouraquiDessin : Letizia Depedri

Genres : Historique

Public : De 3 à 15 ans

Prix : 12.50€

  • ZOO
    note Zoo4.0

    Scénario

    4.0

    Dessin

    4.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
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Le synopsis de l'album La Joconde a le sourire

Mon grand-père ce héros ! Babi Maklouf a passé son enfance en Algérie, avant d'embarquer pour le pays de la liberté et des droits de l'homme à la fin des années 30. Fasciné par la France, le jeune homme pose ses valises avec femme et enfants à Paris et trouve bientôt un emploi pour le moins surprenant : gardien de nuit au musée du Louvre ! Le voilà entouré des plus grands chefs-d'oeuvre de l'Histoire et côtoyant Delacroix, De Vinci et autre Géricault ! Mais quand, en juin 1940, l'armée allemande arrive aux portes de Paris, il faut vite mettre à l'abri tous ces tableaux de maîtres au risque de les voir tomber entre les mains de l'envahisseur. Choisi pour être l'un des conducteurs de ces précieux camions, Babi accepte de sauver ce patrimoine inestimable à une condition : que sa famille l'accompagne. Commence alors un périlleux voyage à travers un pays occupé où la peur et la désolation ne sont jamais loin. Déterminé, Babi va faire preuve d'un courage...

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La critique ZOO sur l'album La Joconde a le sourire

Alors qu’il se tient auprès de son grand-père, qui vit peut-être ses dernières heures, le jeune Elie remonte le temps en évoquant avec son frère le passé et la vie de celui que l’on surnomme Babi Maklouf. De son enfance au moment où, avec sa famille, il se retrouve à escorter en 1940 des œuvres d’Art du Louvres pour fuir Paris…

Bien qu’il ait signé quelques scénarios de bande dessinée, on connaît surtout Elie Chouraqui pour sa filmographie. Néanmoins, avec ce nouveau triptyque chez Glénat, il revient sur le passé de sa famille et plus particulièrement celui de son grand-père, au temps de la Seconde Guerre mondiale. C’est une façon pour lui de renouer avec son histoire, ses origines, les liens familiaux très forts qui servent de liant à toute la tribu, mais aussi de témoigner d’un épisode fort qui rassembla à la fois tous ses éléments et qui les rattacha à l’Histoire de la France, leur pays d’accueil.

Quand le petit garçon deviendra grand

Toutefois, avant d’aborder le cœur de son intrigue, à savoir le voyage à travers le pays pour transporter les œuvres d’art du Louvre, le scénariste place le contexte et s’attarde plus précisément sur la naissance et l’enfance de Babi à Tétouan, au Maroc. C’est une partie assez émouvante, car on y voit un petit garçon retrouver ses parents, devenir jeune homme et rencontrer la femme qui sera la mère de ses enfants, avant de partir avec tout ce petit monde pour Paris. On s’attache ainsi à la simplicité pleine de charme de ce « personnage », authentique dans sa vérité et l’amour de sa famille qu’il témoigne. Cette profondeur servira, on le devine assez vite, de liant pour la suite des évènements, quand Babi trouve un emploi de gardien de nuit au Louvre, quand on lui propose de convoyer un ensemble de tableaux du célèbre musée, afin de les protéger des nazis.

Le héros du Louvre T.1 : La Joconde a le sourire

© Glénat, 2023

Et ainsi démarre le voyage

Ce premier volume lance donc le récit, les enjeux et l’idée d’une cellule familiale confrontée à l’aventure ainsi qu'à l’horreur de la guerre. L’écriture équilibre très agréablement les scènes du quotidien, la tension et le rythme d’un scénario captivant et plein de finesse. On sent bien que les prochains volumes vont être plus « épiques », que l’on plongera au cœur d'un voyage qui promet bien des rebondissements. Mais surtout qu’il va aussi être question de mettre à l’épreuve ce clan aux dissensions déjà légèrement visibles.

Après tout, il ne s'agit pas seulement ici de raconter une odyssée d’un point A à un point B, mais d’en décrire les reliefs humains, d'en dégager la matière qui permet d’apprécier les psychologies et l’affirmation d’une identité familiale, mais surtout de suivre l’évolution des différents protagonistes que l’on croise dans les premières pages. On est troublé par la générosité qui se dégage de ces câlins, de ces bisous, de ces déclarations d’affection. La famille est bel et bien au cœur du scénario.

Aux crayons et à la palette graphique

Graphiquement, c’est une très bonne surprise. Le dessin de Letizia Depedri est à la fois souple, expressif et d’une très grande fluidité dans le trait, avec une magnifique gestion des couleurs, des ambiances chromatiques. Son évocation du Maroc, du Paris des années 30 nous transporte d’emblée sur place, dans un monde chaleureux et accueillant. C’est très beau.

Un très bel hommage rendu d’un artiste à son grand-père et ses accomplissements, des principes de vie qu’il a inculqués aux siens tout en prenant soin d’eux. On a hâte de retrouver tout ce petit monde dans son périple à travers le pays.

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