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Les 7 Vies de l'Épervier - T3 : L'Arbre de mai (Août 2001)

couverture de l'album L'Arbre de mai

Série : Les 7 Vies de l'ÉpervierTome : 3/13Éditeur : Glénat BD

Scénario : Jovanovic, Patrick Cothias, André Juillard, André JulliardDessin : André JuillardColoriste : André Juillard

Collection : Vécu

Genres : Aventure, Historique

Public : Tout public

Prix : 9.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

2.5

Dessin

4.0

Milan Jovanic succède à André Juillard au dessin et s’en sort bien, illustrant avec talent les méandres (un peu trop) complexes de la narration de Patrick Cothias. Ariane recherche son fils sur fond de complots politiques. Bientôt la fin.

Depuis 1981, les lecteurs sont immergés dans l’univers des 7 vies de l’Epervier. Son démiurge Patrick Cothias semble toujours autant s’amuser, quitte à jouer avec les codes. Un vieil homme qui semble être le diable, visiblement maître du destin des personnages, se permet même des allusions à Mai 68 et à l’invention de la pilule contraceptive. Le scénariste multiplie les allusions aux autres albums de la série. Les intrigues parallèles avancent lentement, on s’y perd un peu, les personnages ne sont jamais là où on les cherche : le Roi passe de château en château, le « mystérieux » Jibé d’une maison à l’autre...

Jibé est d’ailleurs le personnage secondaire important du récit. En effet, coup de théâtre : le fils d’Ariane n’est pas mort, celui qui avait été présenté comme tel dans le précédent tome n’étant pas la bonne personne. Le vrai fils d’Ariane, donc, est un jeune homme qui se rêve un destin prestigieux. Le lecteur devine tout de suite de qui il s’agit, c’est volontairement cousu de fil (d’Ariane) blanc. Et comme Alexandre Dumas, Cothias fait des entorses à l’Histoire... tout en ajoutant des notes en bas de page pour préciser quand tel fait (souvent secondaire) est authentique.

Les 7 Vies de l'Épervier - Troisième époque - Le Fils d'Ariane

Les 7 Vies de l'Épervier - Troisième époque - Le Fils d'Ariane
© Dargaud, 2022

Au final, le vrai coup de théâtre de cette histoire est qu’elle n’est pas dessinée par André Juillard mais par Milan Jovanovic. Le dessinateur serbe a la lourde tâche de mettre ses pas dans ceux de Juillard, et il s’en tire tout à fait honorablement. Ariane a parfois le menton un peu long, toutefois sous sa plume on retrouve bien les personnages créés par Juillard et l’élégance des costumes d’époque. Ses décors sous la neige sont les plus réussis. La couverture est en revanche en-deçà. Juillard aurait pu la dessiner pour assurer la transition.

Dans Le fils d’Ariane, il n’est pas simple de dénouer le fil d’Ariane mais les fans de la série peuvent ainsi prolonger encore un peu la magie avant l’ultime tome annoncé.

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