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Les Chroniques de Corum - T1 (Janvier 2019)

couverture de l'album

Série : Les Chroniques de CorumTome : 1/4Éditeur : Delcourt

Dessin : Rick Burchett, Kelley Jones, Mike Mignola

Collection : Contrebande

Public : Tout public

Prix : 15.95€

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La critique ZOO Le Mag

Note ZOO Le Mag 3.0

Scénario

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Dessin

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Les fans de Mignola vont être aux anges avec le premier tome de ces Chroniques de Corum, œuvre de jeunesse adaptant le grand Michael Moorcock et annonçant le futur style graphique du père d’Hellboy...

Après avoir débuté chez Marvel en tant qu’encreur puis dessinant quelques épisodes de Rocket Raccoon, Mike Mignola se lance dans sa première grande expérience artistique en dessinant l’adaptation par Mike Baron de la première des deux trilogies qui constituent Les Chroniques de Corum, fameuse saga d’heroic fantasy écrite par Michael Moorcock. Cette « trilogie des épées » raconte les aventures du Prince Corum qui va mettre fin au joug des dieux du chaos au sein des quinze plans de l’univers.

© Les Chroniques de Corum tome 1 : Le Chevalier des Épées ™ & © 2017 Michael & Linda Moorcock

À l’instar d’Elric (la création iconique de Moorcock), Corum est l’une des incarnations du « champion éternel » qui devra vaincre le mal par l’épée. Sur les douze numéros parus entre 1987 et 1988, Mignola en a dessiné neuf, et apparemment les histoires d’épées lui ont plu car deux ans plus tard il dessinera l’adaptation par Chaykin du Cycle des épées de Lieber.

Mike devient Mignola

Les Chroniques de Corum est une œuvre cruciale pour les fans de Mignola, car c’est bien au sein de cette création que son futur style si graphique commence véritablement à émerger au cœur d’un dessin encore pétri d’influences telles que celle de Mike Ploog.

© Les Chroniques de Corum tome 1 : Le Chevalier des Épées ™ & © 2017 Michael & Linda Moorcock

En effet, côtoyant, complétant ou supplantant un trait tout en souplesse hachurée, un goût pour la forme simple, géométrique et emplie de couleur franche, s’affirme et se revendique çà et là : dans le profil d’un cheval qui devient masse noire, dans une case où le décor a disparu au profit d’un grand aplat coloré, et bien sûr dans la cape de Corum, le « Prince à la robe écarlate » que Mignola exacerbe magnifiquement par des espaces graphiques abolissant le volume au profit de la pure couleur rouge. Voir ce style apparaître ainsi est très intéressant, au-delà de la magie du récit.

Article publié dans le magazine Zoo n°69 Janvier - Février 2019

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