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Les Enfants perchés de la Révolution - T1 : L'affaire réveillon (Janvier 2023)

couverture de l'album L'affaire réveillon

Série : Les Enfants perchés de la RévolutionTome : 1/1Éditeur : Casterman

Scénario : Jean-Sébastien BordasDessin : Jean-Sébastien Bordas

Genres : Aventure, Historique

Public : À partir de 3 ans

Prix : 11.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

4.0


Une BD jeunesse centrée sur des enfants ballotés par les soubresauts de l’Histoire qui aboutiront à la Révolution française. Les personnages sont bien sentis et d’emblée on se prend de sympathie pour cette nouvelle série.


D’emblée, le cadre est posé de manière efficace par Jean-Sébastien Bordas : les Etats Généraux sont programmés, mais sans cesse repoussés. Le Pouvoir a peur. Ce sont les prémices de la Révolution française. Dans la rue, une fillette fait les poches des gens avant de s’échapper par les toits. De son côté, Michel, 11 ans, vit avec son père, un tailleur réputé qui héberge aussi l’oncle un peu simplet du garçon. Un jour, le père disparaît. Blessé ? Mort ? En prison ? Nul ne le sait.


Michel se retrouve à l’Hôpital des Enfants Trouvés, qui a vraiment existé comme l’explique le dossier en fin d’ouvrage. Maltraité par les autres enfants, le garçon ne se laisse pas faire et gagne d’emblée une réputation de bagarreur auprès des religieuses qui tiennent l’orphelinat. Michel est donc souvent puni.

Les Enfants perchés de la Révolution T.1

Les enfants perchés de la révolution T.1
© Casterman, 2023


Cette nouvelle série démarre bien. L’auteur des naufragés de la Méduse a travaillé dans le monde de l’animation et cela se sent : son récit est empli de mouvement. Les personnages sont frais et attachants. Leurs péripéties s’enchaînent sur une soixantaine de pages. Les visages ne sont pas à proprement parler disneyens, mais le style graphique plaira aux enfants pour lesquels les films d’animation Disney sont la référence.


Les teintes sépia choisies correspondent à un code chromatique évoquant généralement le début du XXè siècle (en référence aux vieilles photos). On peut regretter que les tons de la mise en couleur ne soient pas plus variés. L’époque était haute en couleur ! Cependant, ce n’est pas une gêne pour la lecture. Et les scènes de nuit, dont une séquence clé de quinze pages finissant sur les toits, elles, sont logiquement bleutées.


Présenté comme une BD jeunesse pour les 9 à 12 ans, l’album peut être lu aisément par plus âgé, vue sa qualité. Il est de plus solidement documenté. N’en doutons pas, Bordas saura nous emmener sur des chemins intéressants dans les tomes suivants de cette trilogie.

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