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Les Futurs de Liu Cixin - T4 : Nourrir l'humanité (Juin 2022)

couverture de l'album Nourrir l'humanité

Série : Les Futurs de Liu CixinTome : 4/5Éditeur : Delcourt

Scénario : Miki Montllo, Sylvain Runberg

Collection : Néopolis

Genres : Science-Fiction

Prix : 21.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

3.5

Dessin

4.0

Liu Cixin, écrivain chinois, phénomène de la SF, est adapté en BD dans ce récit où un jeune tueur se voit attribuer une étrange mission tandis qu’un peuple extra-terrestre dévoile peu à peu son histoire et ses ambitions concernant la Terre.

Delcourt a sorti l’artillerie lourde en faisant appel à différents scénaristes et dessinateurs pour adapter en BD 15 nouvelles de Liu Cixin. Après une première salve de 3 albums, en voici le 4ème : Nourrir l’humanité.

Sylvain Runberg, scénariste expérimenté qui a de plus l’expérience de l’adaptation de romans (Millenium...), est ici aux manettes avec le dessinateur espagnol Miki Montllo. Force est de constater que le résultat est solide, graphiquement comme en termes de construction du récit. L’avantage d’adapter une nouvelle plutôt qu’un roman est qu’il est ainsi possible de mener à bien un projet en un seul volume sans avoir à tailler l’intrigue dans tous les sens. La nouvelle a également la singularité de souvent développer un propos pour le conclure par un pas de côté souvent savoureux.

Ici, l’enjeu de l’intrigue, au-delà du destin singulier de Hua Tang, un jeune tueur, est de comprendre pourquoi un groupe d’ultra-riches a demandé à ce caïd d’exécuter trois personnes sans lien entre elles, issues des bas-fonds de la société et dont la vie misérable semble bien anodine. Est-ce lié à la présence dans le ciel terrien depuis quelques années de mystérieux vaisseaux extra-terrestres ? Ou à d’étranges accès de générosité qui engendrent de spectaculaires redistributions de richesses ?

Nourrir l'humanité

Nourrir l'humanité © Delcourt, 2022

Sylvain Runberg réussit à rendre attachant Tang, qui est bien moins lisse qu’il en a l’air. Miki Montllo nous démontre sa maestria graphique, avec un style aux confluences du comics, de la BD réaliste européenne et du manga (tendance Otomo). La composition de ses planches insuffle un vrai dynamisme au récit.

Quant à la fable sur l’argent, si la fin du récit « fait le job », on peut rester un peu frustré malgré tout. Notamment sur la crédibilité des motivations réelles de l’élimination des trois pauvres. Mais nous ne pouvons en dire davantage ici sans déflorer l’intrigue, ce qui serait bien dommage.

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