ZOO
couverture de l'album

Série : Les griffes de GévaudanTome : 1/1Éditeur : Glénat BD

Auteur :

Collection : 24x32

Genres : Aventure

Prix : 15.50€

  • ZOO
    note Zoo5.0

    Scénario

    5.0

    Dessin

    5.0
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Le synopsis de l'album

Été 1765. Quand François Antoine arrive dans le Gévaudan avec son fils pour enquêter sur une série d’exactions, la population est traumatisée. Depuis un an, on décompte dans cette région des dizaines de victimes, avant tout des femmes et des enfants, tuées dans des conditions atroces au bord des chemins. Les survivants décrivent tous une créature terrifiante, un animal inconnu, un fauve à moins que ce ne soit un loup-garou ? Pour l’Eglise, nul doute, c’est un fléau envoyé par Dieu ! Missionné par le roi pour mettre fin à ce carnage, François Antoine préfère écarter ces élucubrations… Selon le porte-arquebuse du roi, il est simplement question d’un loup. Mais pour son fils, plusieurs indices troublants laissent à penser qu’il s’agit d’autre chose, de bien plus terrible... Quelle sorte d’animal décapite, démembre et parfois déshabille ses proies ? Et comment expliquer, que les témoins des attaques n'arrivent pas à...

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Une histoire qui fascine autant qu'elle dérange

À la fin du XVIIIe siècle, dans le Gévaudan, un pays sauvage à cheval entre Haute-Loire et Lozère sur le diocèse de Mende, une centaine de personnes, femmes et enfants en tête, sont victimes d'un monstre mi-loup, mi-humain. Mais malgré les efforts du Roi pour conserver sa réputation de protecteur de sa population, la « Malbête » ne sera jamais retrouvée. Sylvain Runberg signe un scénario charpenté et diabolique que transcende le dessin à la fois réaliste et plein de mystère de Jean-Charles Poupard.

« Du 30 juin 1764 au 19 juin 1767, entre 82 et 124 personnes furent victimes de la Bête du Gévaudan ! » C'est ce que l'on peut lire, en 2024, sur le site de l'Office du tourisme de Mende, le chef-lieu de la Lozère. En cette fin de XVIIIe siècle, la population du Gévaudan est sous le choc : il ne se passe quasiment pas une journée sans que la « Malbête », comme on surnomme ce monstre (animal ou humain ? Mystère !), ne blesse grièvement ou ne tue. Les femmes et les enfants d'abord. Dans les prés, dans les bois, mais aussi, parfois, au cœur des villages de ce pays reculé peuplé de gens méfiants.

Le roi Louis XV ne supporte plus les dégâts de ce monstre qui entachent sa réputation : le souverain est censé assurer la protection de son peuple. Or, pendant trois ans dans le Gévaudan, paysans et forestiers tombent comme des mouches. À l'été 1765, c'en est trop : Louis XV envoie son porte-arquebusier François Antoine, fin limier de la chasse, accompagné de son fils. C'est la meilleure carte royale pour se débarrasser enfin de la Malbête et redorer le blason du roi. Mais les choses ne sont pas aussi simples qu'ils le pensaient : les battues se multiplient et à part des loups aux mensurations parfois impressionnantes, la Bête du Gévaudan ne cesse de filer entre les mains et les fusils des chasseurs épuisés physiquement et éreintés moralement.

Les griffes du Gévaudan T1

Les Griffes du Gévaudan, T.1 © Glénat, 2024

Il existait déjà La Malbête, très bonne série scénarisée par Aurélien Ducoudray et dessinée par Hamo, également en deux tomes parus en 2015 et 2016. Mais il restait la place pour un scénario beaucoup plus fouillé et un dessin plus réaliste : c'est le cas du premier volet de ce nouveau diptyque. Sylvain Runberg livre un récit au cordeau où son travail de recherche historique s'entremêle avec brio à la fiction. Les faits relatés laissent une large place à l'imaginaire.

Le dessin de Jean-Charles Poupard est précis et dégage une vraie puissance au service de cette histoire aussi mystérieuse que fascinante. Et toujours irrésolue. Comment, pendant trois longues années, de Saugues à Paulhac et de Saint-Julien-des-Chazes à Auvers, des profondes gorges de l'Allier jusqu'aux hauts plateaux ventés et effrayants de la Margeride, une bête a-t-elle pu faire autant de victimes et de dégâts ?

À la fin de ce premier tome, malgré un loup capturé et rapporté au roi par François Antoine pour faire bonne figure, beaucoup savent pertinemment que ce n'est pas la Malbête. Qu'importe, son fils va continuer la traque, dans l'ombre et pour sauver les habitants du Gévaudan. Cela augure d'un deuxième tome qu'on attend avec impatience.


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