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Les reines de sang - T1 : Catherine Sforza, la lionne de Lombardie - Tome 1 (Avril 2021)

couverture de l'album Catherine Sforza, la lionne de Lombardie - Tome 1

Série : Les reines de sangTome : 1/4Éditeur : Delcourt

Scénario : Gabriele Parma, Jean-Pierre PécauColoriste : Dimitri Fogolin

Collection : Histoire & histoires

Genres : Historique

Prix : 14.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

3.5

Dessin

4.0

Dans une Italie déchirée par les rivalités des grandes familles de la Renaissance, Catherine Sforza impose sa force de caractère et son ambition dans un album richement mis en images sur un scénario classique mais solide.

La Renaissance italienne ne se résume pas à la créativité artistique et architecturale, elle s’incarne également dans des luttes politiques et armées sans merci. L’époque était violente, sanglante, même. Femme au caractère plus que bien trempé, Catherine Sforza, la lionne de Lombardie a bien sa place dans la collection Les reines de sang. Les Sforza font partie des grandes familles d’Italie, prêtes à tout pour le pouvoir.


 Catherine Sforza défiait les conventions

Catherine Sforza défiait les conventions
© Delcourt

Et très jeune, Catherine montre une force de caractère hors du commun. Gabriele Parma la représente sous les traits d’une jolie jeune femme rousse, mais il n’oublie pas d’ajouter de la dureté dans son regard. Et quelle vie elle mène ! Son père est assassiné alors qu’elle a 14 ans. Son époux l’aimerait plus soumise. Mais comment pourrait-on empêcher d’agir une femme si impétueuse ? Le récit est riche en péripéties où se mêlent stratégie politique, intrigues, coups de force… Si on connaît l’Histoire de la Renaissance, cela peut donner davantage de perspectives pour apprécier. Toutefois, on peut se laisser simplement porter au fil des pages.


Elle se félicitait de sa résistance face aux Borgia

Elle se félicitait de sa résistance face aux Borgia
© Delcourt

Le dessin de Parma sied bien à restituer l’atmosphère de la Renaissance. Il met force détails dans les costumes, l’architecture des villes, et ses personnages semblent vivants, pour mieux nous impressionner à travers les siècles. Les couleurs de Dimitri Fogolin ne sont pas en reste.

On peut supposer que Jean-Pierre Pécau, scénariste expérimenté, a rendu malgré tout Catherine plus sympathique qu’elle ne l’était réellement, afin que le lecteur ait davantage d’empathie pour cette reine de sang au fil des pages de ce récit classique sur le propos et la forme, mais solide. Mais il faut dire que Catherine est encore bien jeune dans ce premier volume. Nous verrons dans le second la manière dont est traitée la suite de sa vie, qui n’était certes pas marquée par la bienveillance à l’égard de son peuple.

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