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Miss Charity - T1 : L'enfance de l'art (Février 2020)

couverture de l'album L'enfance de l'art

Série : Miss CharityTome : 1/1Éditeur : Rue de Sèvres

Scénario : Loïc Clément, Marie-Aude MurailDessin : Anne Montel

Genres : Aventure

Public : À partir de 12 ans

Prix : 16.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Loïc Clément et Anne Montel associent de nouveau leurs talents pour donner cette fois vie à Miss Charity, cette jeune héroïne curieuse et espiègle, inspirée par la célèbre autrice Béatrice Potter. Ils nous offrent une superbe adaptation du roman de Marie-Aude Murail, publié en 2008 à l’Ecole des loisirs et devenu aujourd’hui un classique de la littérature jeunesse.

Fin du XIXe siècle, Miss Charity est une enfant de la bonne société anglaise et doit à ce titre adopter un comportement digne de ce rang : être invisible, réservée, muette et refréner sa trop grande curiosité. Mais comme personne ne lui témoigne d’intérêt, Miss Charity, pour ne pas devenir folle d’ennui, développe une passion pour la nature et tout particulièrement pour les animaux. Allant jusqu’à transformer la nursery en un véritablement petit zoo réunissant lapins, hérisson et autres souris. Mais le jour où une préceptrice lui fait découvrir l’aquarelle, un nouveau monde s’ouvre à elle. Elle ne cessera dès lors d’entremêler ses deux passions, la peinture et la nature.

Avec sa plume sensible, Loïc Clément parvient à retranscrire fidèlement l’ambiance si particulière du roman. Le lecteur plonge instantanément dans l’univers chaleureux de Miss Charity, dans lequel se mêle tout l’humour, la légèreté, la naïveté et la douleur de cette jeune enfant emprisonnée dans les convenances.

Voici un bel hommage au texte de Marie-Aude Murail qu’accompagnent les magnifiques aquarelles d’Anne Montel. Les illustrations, aux couleurs chaudes, dégagent une douceur infinie et laissent un sentiment de rêverie bien après avoir fini la lecture. Sans cadre défini, les vignettes offrent un contour flou laissant les images flotter dans les pages. Regorgeant de détails, chacune de ces images se savoure pleinement.

Qui mieux que ce duo aurait pu adapter aussi justement ce roman à la fois naïf, léger et critique sur la haute société du XIXe siècle?

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