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Pat'apouf détective - T20 : Pat'apouf détective - Naufragé du Pacifique

couverture de l'album Pat'apouf détective - Naufragé du Pacifique

Série : Pat'apouf détectiveTome : 20/20Éditeur : Editions du Triomphe

Dessin : GervyAuteur :

Prix : 17.90€

  • ZOO
    note Zoo4.0

    Scénario

    3.0

    Dessin

    4.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album Pat'apouf détective - Naufragé du Pacifique

"Pat'Apouf et le sang mystérieux" : Une bijouterie est cambriolée, Pat'Apouf se met immédiatement sur l'affaire. Ayant trouvé des traces de sang, il mène son enquête et identifie le groupe sanguin d'un suspect. Mais de mystérieux hommes masqués s'en prennent à lui et Jacky. Qui a donc peur d'être démasqué par le détective ? "Pat'Apouf naufragé du Pacifique" : sur une idée de Jacky inspiré par les navigateurs du Kon-Tiki, Pat'Apouf et son jeune acolyte se lancent dans une traversée du Pacifique, bien décidés à laisser les éléments les guider ! Mais l'aventure tourne vite à la catastrophe pour les apprentis navigateurs. Bien heureusement, leur débrouillardise va faire merveille face à l'adversité !


La critique ZOO sur l'album Pat'apouf détective - Naufragé du Pacifique

C’est toujours avec un grand plaisir que nous retrouvons Pat’Apouf, ici dans deux récits : à la recherche d’un voleur de bijoux puis lors d’une aventure maritime, dans le sillage du Kon-Tiki ! De la BD à l’ancienne, comme on n’en fait plus !

Pat’Apouf et son neveu adoptif Jacky sont toujours en Boldovie (pays d’Amérique latine), et ce depuis plusieurs années, comme le rappelle Dominique Petitfaux dans sa passionnante préface. La première histoire de l’album, Pat’Apouf et le sang mystérieux, nous fait découvrir qu’un voleur profite d’une panne d’électricité (fortuite ?) pour dérober un bracelet d’une grande valeur. Heureusement, le bouillant détective Pat’Apouf est vite mis sur l’affaire. Le voleur a laissé quelques gouttes de sang sur une vitre cassée, d’où le titre. Gervy multiplie les rebondissements, un « coquin » voulant éliminer notre héros.

Extrait de

Extrait de "Pat’Apouf T. 20 : Naufragé du Pacifique" © Éditions du Triomphe

Dans la seconde histoire, qui donne son titre à l’album, Pat’Apouf renoue avec la grande aventure. Maritime, cette fois. Gervy, qui adore cet univers, s’est ici inspiré des exploits du Kon-Tiki et d’Alain Bombard. Les événements s’enchaînent, parfois de manière rocambolesque, mais c’est ce qui fait le charme du récit. Un voleur retors, un mainate bavard, un chien chapardeur, des requins, les éléments qui se déchaînent, un naufrage, des soldats japonais oubliés…

L’intérêt de ces deux histoires tient avant tout au style graphique caractéristique de Gervy, au rythme soutenu et aux dialogues qui fusent, ponctués d’expressions savoureuses. Il est amusant de noter que l’auteur ne se prive pas de piocher dans l’argot, y compris pour les propos tenus par Pat’Apouf et Jacky. Cela n’aurait sans doute pas été possible dans la presse destinée aux enfants (le journal de Tintin, Spirou…) dont les directions veillaient à l’exemplarité de la langue. Mais Le Pèlerin, dans lequel Pat’Apouf était publié, permet plus de liberté à l’auteur, qui ne s’en prive pas. Ces insouciantes audaces contrebalancent le fait que les scénarios ne sont pas très rigoureusement construits.

Pat’Apouf, c’est la liberté insouciante de la création d’après-guerre. Et le lecteur nostalgique en redemande !

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