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Renaissance - T6 : Les Ouröbörös

couverture de l'album Les Ouröbörös

Série : RenaissanceTome : 6/6Éditeur : Dargaud

Auteur :

Genres : Science-Fiction

Public : À partir de 12 ans

Prix : 15.95€

  • ZOO
    note Zoo4.5

    Scénario

    4.5

    Dessin

    4.5
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album Les Ouröbörös

Lisä et des officiers de Renaissance observent, à partir d'une base lunaire, un vaisseau du monde Ouröbörös qui stationne dans l'espace à proximité de Mars. Une véritable menace pour le système solaire et, donc, la planète Terre ! ... Ce nouvel album de Renaissance ponctue la série de très belle manière, une série devenue une véritable référence pour les lecteurs de bande dessinée amateurs du genre.


La critique ZOO sur l'album Les Ouröbörös

Les séries n’ont plus la côte. Tous les éditeurs en sont convaincus. Pourtant, quelques séries ont réussi à dépasser le statut de diptyque ou triptyque. Parmi elles, une se termine au mois de septembre 2023 : Renaissance, série SF de Fred Duval, Emem et Fred Blanchard, chez Dargaud.

Une dernière renaissance explosive

Découvrez la conclusion d’une des plus belles sagas de SF du moment.
Stupeur pour les représentants de Renaissance sur Terre. Un autre peuple, les Ouroboros, attaque la planète dans le but de la piller de toutes ses ressources. Pour assurer leurs arrières, ils ont fait saboter le réseau de transport de vaisseau du Complexe par des agents terriens. La Terre peut-elle éviter son triste destin ?

L’humain n'est peut-être pas tout à fait perdu

Quand une situation s’enlise, entre deux antagonistes, la résolution passe souvent par l’arrivée d’un troisième opposant, qui va rebattre les cartes. C’est le choix qu’a fait Frédéric Duval pour apporter la conclusion à la saga Renaissance. Avec professionnalisme, il clôt les différentes intrigues semées depuis le premier tome. Ses personnages ont évolué, il leur a offert un véritable chemin de vie. Les événements vécus au fil des tomes ont eu un réel impact sur leur destinée.
Sur le fond, le scénariste parie donc sur l’espoir. L’espoir que les humains soient capables de sortir de leurs mécanismes primitifs de haine et de peur. Il présente un peuple qui doit faire face à un vrai cataclysme pour y parvenir, mais il y parvient. Doit-on tracer des parallèles avec la réalité de notre monde ? Doit-on voir une ressemblance avec notre propension à ne pas accepter la menace contre notre écosystème au motif que les réponses changeront nos modes de vie ? Libre à chacune et chacun d’interpréter comme il le souhaite. Frédéric Duval ne donne pas de leçon, il donne à vivre et à penser.

Renaissance Tome 6

Renaissance Tome 6
© Frédéric Duval, Emem, Fred Blanchard- Dargaud

Emem : force tranquille du dessin narratif

Pour cette dernière critique consacrée à Renaissance, saluons le travail brillant et constant du dessinateur Emem. Il aura affiché au fil des six tomes une constance et une qualité incontestable. Il n’est pas du genre à jeter de la poudre aux yeux. C’est la solidité qu’il incarne, la maîtrise. Alors qu’il doit mettre en image des designs complexes signés Fred Blanchard, il conserve une parfaite lisibilité. Ses personnages offrent des expressions parfaitement lisibles, même quand ils ressemblent à des méduses géantes vaguement humanoïdes. Il travaille le langage corporel comme un scénariste travaille ses dialogues. Et pour ce faire, il ne bâcle aucune dimension de son art. Les décors sont variés et denses. La mise en couleur expressive et toujours parfaitement adaptée aux situations.
Alors que demander de plus ? Une suite ? Ce sera manifestement un préquel. Le trio Duval/Emem/Blanchard, sans doute porté aussi par des ventes à plus de 130 000 exemplaires pour les cinq premiers volets, reviendra avec Apogée. L’occasion d’en savoir plus, en flashback, sur les Ouroboros et l’histoire du Complexe.
Aucune raison de se plaindre, donc !

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