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Royal City - T3 : On flotte tous en bas (Octobre 2019)

couverture de l'album On flotte tous en bas

Série : Royal City Tome : 3/3Éditeur : Urban Comics

Scénario : Jeff LemireDessin : Jeff Lemire

Collection : Indies

Public : À partir de 12 ans

Prix : 14.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Royal City raconte l’Amérique des déshérités, la misère industrielle, l’amour du grunge et les liens d’une famille normale dont le destin bascule avec la disparition du petit dernier : les Pike. Dans une trilogie aussi bien ficelée dans sa narration que dans son dessin, l’auteur canadien touche au plus profond. Sensible, glauque et poétique.

Dans la famille Pike, je voudrais Tommy, jeune garçon disparu. Je voudrais aussi le père, qui restaure ses vieux transistors pour ne pas voir l’adultère en face. Je voudrais la fratrie fan de Nirvana et autres groupes grunge et rock’n’roll. Grâce à la trilogie de Jeff Lemire, je fais mieux que jouer aux sept familles: l’auteur me fait rentrer dans le quotidien de cette famille.

Royal City emprunte son nom à un groupe de rock qu'affectionne l'auteur

Royal City emprunte son nom à un groupe de rock qu'affectionne l'auteur
© Urban Comics

Une famille ni plus, ni moins normale que les autres. Bienvenue dans la ville sinistrée de Royal city. Cité industrielle sur le déclin, aux usines désaffectées promises à des promoteurs immobiliers véreux. On suit pas à pas l’évolution de la famille Pike dans ce décor digne d’un album de Joy Division, d’un riff de guitare de Sonic Youth voire d’un récit de Stephen King.

Jeff Lemire nous en met plein la vue avec son scénario truffé de suspense et notre envie d’en savoir toujours plus. Graphiquement, on reconnaît entre mille la patte du créateur de Sweet tooth, une série aussi glaçante que captivante sur un enfant-cerf.

Royal City est une série en 3 tomes

Royal City est une série en 3 tomes
© Urban Comics

Ici, il fait la part belle au rock vintage, aux années 1990 avec leur lot de joies et de désillusions. Les personnages avancent comme autant de Kurt Cobain et de punk à guitares sur le retour. Le cheveu est gras, la bière éventée, la chaleur qui cogne sur les ossatures en ferraille des usines, insupportable. Il y a de la tristesse et de la misère dans le dessin du Nord-Américain. De la poésie, aussi.

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