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San-Antonio - T1 : San-Antonio chez les Gones

couverture de l'album San-Antonio chez les Gones

Série : San-AntonioTome : 1/1Éditeur : Casterman

Scénario : Frédéric Dard, Mickaël SanlavilleDessin : Mickaël Sanlaville

Genres : Humour, Polar / Thriller

Public : A partir de 18 ans

Prix : 16.00€

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La critique culturebd

Note culturebd 5.0

Scénario

4.5

Dessin

5.0

San-Antonio est de retour pour son 69e anniversaire. Et pour souffler la bougie de son année érotique, il ne pouvait trouver mieux que l’adaptation BD de Michaël Sanlaville. La première enquête du commissaire San-Antonio accompagné de son fidèle et ivrogne inspecteur Bérurier a pris un coup de jeune avec ses couleurs acidulées mais tache toujours le politiquement correct au gros rouge...

L’inspecteur Bérurier tape le carton avec les élèves à qui il est censé enseigner depuis que deux d’entre eux et leur instit ont disparu... San-Antonio veille plus au moins au grain, jusqu’à ce qu’un inspecteur rabougri et menaçant débarque dans cette classe de Gragognant-au-Mont-d’or. Et ce n’est que le début du raout : une vieille chanteuse amatrice de parties fines s’invite dans la danse, assortie d’un groupe louche dont les membres tombent comme des mouches.

Si le commissaire San-Antonio, sa verve et ses enquêtes arrosées de sexe pour lui et de vinasse pour son acolyte avaient choisi leur créateur pour ressusciter en BD, il aurait pioché Michaël Sanlaville sans hésiter. Grand fan de la série, ce co-auteur de Last Man ne recule jamais devant une scène de sexe improbable ou l’humour trash : idéal pour incarner les scènes improbables que traverse San-Antonio. Sachant trancher dans les imbroglios de l’enquête, il conserve les dialogues dans leur jus pour un récit déchaîné mais cohérent.

Fidèle dans l’adaptation, Michaël Sanlaville se lâche dans l’incarnation des personnages : San-Antonio et son air d’Alain Delon au sommet de sa beauté croisera un inspecteur scolaire outré ressemblant à un certain Eric Zemmour ou s’attablera dans une partouze non loin d’un DSK dégoulinant de sueur... Dans des couleurs sucrées, son trait enlevé arrive à ne pas forcer le côté séducteur-macho de son héros et à faire passer la surenchère humoristique rabelaisienne des romans.

Une première enquête chez les Gones qui donne envie de se fader toute la série !

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