ZOO

Sans-Ame - T2 : Faim (Avril 2021)

couverture de l'album Faim

Série : Sans-AmeTome : 2/3Éditeur : Paquet

Scénario : Mario Alberti, Ivan Calcaterra, Luca Enoch, Stefano ViettiColoriste : Andres Mossa

Genres : Fantastique

Prix : 12.00€

ma collection
mes souhaits
série

La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

4.0

Dessin

3.0

Série discrète, car issue du catalogue de l’éditeur italien Bonnelli, Sans-Âme, proposée par Paquet en France, livre un tome 2 très convaincant qui donne envie de suivre de près cette série.


Bienvenue dans un monde de Fantasy sombre et sale.


Ian fait désormais partie de la troupe mercenaire des Sans âmes. Il y a gagné sa place, mais pour autant, la hiérarchie du groupe est stricte. Il est donc envoyé en mission de ravitaillement, à la recherche de fermes à piller pour nourrir les soldats. Mais les affres de la guerre ont rendu certaines populations locales dangereuses.


Une troupe de mercenaires, les Sans-Âmes

Une troupe de mercenaires, les Sans-Âmes
© Paquet

Une amélioration du dessin

Chaque album de Sans-âme va être un petit pari, il faut bien le dire. Chacun propose un dessinateur différent. Ivan Calcaterra prend ici la place de Mario Alberti qui signait le tome 1. Ce qui est un bénéfice pour la série. En effet, le dessinateur de ce tome 2 s’avère bien plus solide dans son dessin que son prédécesseur. On perçoit plus de maîtrise dans le trait. Son encrage, tout en nervosité, apporte une noirceur supplémentaire qui convient bien à la tonalité du récit. Il sculpte littéralement les personnages, apporte beaucoup de relief surtout quand il est contrasté par des couleurs assez lumineuses. Espérons que le troisième dessinateur sera au moins à la hauteur de celui-ci.



héros aura bien du mal à s’adapter aux mœurs de ses compagnons d’arme

héros aura bien du mal à s’adapter aux mœurs de ses compagnons d’arme
© Paquet

Quand la banalité de l'horreur se fait glaçante

Le duo de scénaristes, Luca Enoch et Stefano Vietti, propose un récit en apparence fort simple. Envoyer des hommes au ravitaillement, quoi de plus banal pour une armée en campagne? Mais ils parviennent à capter notre attention par un astucieux travail de montée en tension. Attendez-vous à une fin d’album trépidante et assez horrible dans son genre. Rien d’insupportable à voir, mais un regard clairement décalé sur la guerre. La petite touche de magie noire à la fin n’est pas pour déplaire.

Quelle sera la destination finale, à mi-parcours, pas facile de le dire. Mais cette série se montre tout à fait intéressante sur le fond. Si le dessin suit, il sera pertinent d’investir sur l’ensemble des quatre volets de l’histoire.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants