ZOO

Segments - T3 : Neo-Sparte (Février 2014)

couverture de l'album Neo-Sparte

Série : SegmentsTome : 3/3Éditeur : Glénat BD

Scénario : Richard MalkaDessin : Juan Gimenez

Collection : Grafica

Genres : Science-Fiction

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.90€

ma collection
ma wishlist
série

La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

2.0

Dessin

5.0

La série Segments continue sur sa lancée pour nous faire découvrir de nouvelles planètes. Segments est un paradoxe. Elle ravit les amateurs de Gimenez qui y voient de nouvelles planches du maitre argentin mais déçoit les fans de science-fiction qui se lassent d’un scénario sans véritable rebondissement.

Les héros cherchent toujours la Terre originelle pour sauver l’humanité de la sterilité qui la frappe . En attendant, les hommes sont organisés selon leurs penchants sur des planètes qui rassemblent tous les humains d’une même catégorie. Dans cet album, nous suivons les personnages principaux entre les trois planètes dédiées à ceux qui vénèrent la religion, les arts et la guerre. Ils se tirent piteusement de leurs problèmes en trichant car sur la planète des guerriers, le plus grand concours de la planète a pour prix une somme d’argent considérable et bien sûr, les concurrents ne sont pas surveillés.


Richard Malka est sûrement un maître du barreau mais il n’est pas pour autant un génie du scénario ! Si l’idée d’une humanité séparée entre des planètes différenciées n’est pas mauvaise, pourquoi y inclure une course au profit ? Et comment expliquer que la planète qui haïsse le plus la triche ne la décèle pas chez le gagnant du concours, au centre de toutes les attentions ?

Envers et contre tout, Gimenez mène sa plume dans ce scénario décousu et signe des planches magnifiques où il se développe, grâce à un contraste subtil, une énergie inégalée. Les pages sont truffées de vaisseaux spatiaux aux lignes élégantes et la construction des plans excellente dans le traitement de la tension qui imbibe les pages.

Segments reste une série en demi-teinte, qui malgré un dessin puissant n’arrive pas à s’arracher à un scénario sans surprises. Et pourtant on ne peut qu’admirer le travail de Gimenez.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants