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Trese - T1 : Meurtres sur le boulevard Balete (Mars 2022)

couverture de l'album Meurtres sur le boulevard Balete

Série : TreseTome : 1/1Éditeur : Delcourt

Scénario : Kajo Baldisimo, Budjette TanDessin : Kajo Baldisimo

Collection : Contrebande

Genres : Aventure, Fantastique

Prix : 24.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.0

Dessin

5.0

A Manille, dans les bas-fonds, les responsables de certaines affaires criminelles sont des créatures d’outre-monde. La jolie Alexandra Trese les combat avec brio. Un dessin époustouflant et des scénarios qui décoiffent souvent.

Vous ne connaissez pas la BD philippine ? Rien de surprenant, elle n’est pas dans nos radars européens. C’est un tort, on le comprend en découvrant le tome 1 de Trese, un Komics (cela s’orthographie comme ça, à Manille) qui déménage sec. On sent l’influence des comics US, mais l’univers reste propre aux Philippines, avec des créatures étranges et souvent terrifiantes issues des légendes de ce pays.

Car l’héroïne, Alexandra Trese, aidée des deux Kambal, mystérieux acolytes efficaces et masqués, est appelée par la police chaque fois qu’un meurtre sent le soufre. Le lecteur comprend vite que cette jolie jeune femme tient de son père une connaissance de créatures aussi terrifiantes que surprenantes, tels les Aswang assoiffés de sang, les Tikbalang aux traits de gigantesques chevaux, sans oublier les Oriol, le Santelmo, les Kapre, les Engkantos, les Tribus du Vent (plus sympathiques), etc.

Trese T.1 : Meurtres sur le boulevard Balete


Trese - T1 : Meurtres sur le boulevard Balete
© Delcourt, 2022

Alexandra résoud donc plusieurs affaires tout au long de ce tome 1. Les scénarios de Budjette Tan sont bien menés, même si on peut regretter que certains soient un peu moins aboutis que d’autres. Néanmoins, on se laissera toujours entraîner dans l’univers décrit. A la fin de chaque récit, un petit texte nous en dit davantage sur les créatures fantastiques que les auteurs ont fait intervenir.

Le dessin de Kajo Baldisimo est d’une grande maîtrise : une très belle utilisation du noir et blanc, dans cet univers souvent sombre ; et un rendu des textures par un travail de hachures qui font parfois penser au style du maître italien Sergio Toppi. Dans les dernières histoires de ce tome 1, le dessinateur a toutefois simplifié un peu son trait, ce que l’on peut regretter, même s’il reste très esthétique.

Au final, une belle surprise, qui n’en est pas complètement une pour les abonnés de Netflix puisque cette série y a été adaptée. Enfin, lisez la préface et la postface pour en apprendre davantage sur les Komics.

Pour aller plus loin

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