ZOO

Undertaker - T5 : L'Indien blanc (Octobre 2019)

couverture de l'album L'Indien blanc

Série : UndertakerTome : 5/5Éditeur : Dargaud

Scénario : Xavier DorisonDessin : Ralph MeyerColoriste : Caroline Delabie, Ralph Meyer

Genres : Aventure, Historique, Récit de vie

Public : À partir de 3 ans

Prix : 14.99€

ma collection
ma wishlist
série

La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

3.5

Dessin

4.5

Ce premier volet du troisième diptyque (déjà !) ayant pour héros Jonas Crow, un croquemort, démarre de la façon la plus classique pour un western : une attaque d’un convoi par un groupuscule d’indiens. Mais très vite, tout en respectant les codes du genre, le scénario concocté par Xavier Dorison s’oriente vers une direction moins conventionnelle.

Ne serait-ce que parce que cette embuscade va prendre une tournure inhabituelle, cette entrée en matière met tout de suite le lecteur en situation de questionnement sur les motifs réels de l’attaque. Dans la foulée, Sid Beauchamp est missionné par Joséphine Barclay, richissime propriétaire d’une compagnie de diligences, pour récupérer le cadavre de son fils, Caleb, dont elle vient d’apprendre la mort. Jadis kidnappé par les peaux rouges, il serait inhumé dans un cimetière indien.

Il se trouve que Jonas Crow est une vieille connaissance de Sid, qui l’a rencontré avant la guerre de Sécession. Il apparait donc être l’homme idéal pour récupérer la dépouille de Caleb Barclay. Mais les choses ne vont pas forcément se dérouler de manière idéale pour le croque-mort, loin d’être enthousiasmé par ce qui lui est demandé. Au fil de l’action les apparences vont se révéler trompeuses, et Jonas va devoir se faire littéralement violence en enfreignant les principes en vigueur dans sa profession.

Assurément le scénario de Xavier Dorison sort des sentiers battus et sait toujours se ménager des zones d’ombre autour de son héros qui, à l’instar d’un Blueberry dans le dernier cycle imaginé par Jean Giraud, sombre dans l’alcoolisme. Il est vrai qu’il peine à se remettre de sa séparation d’avec Rose Prairie à l’issue du diptyque précédent.

Avec parfois çà et là quelques vignettes tracées un peu plus hâtivement, Ralph Meyer continue de nous bluffer par son dessin magistral qui reste parfaitement dans la lignée de son inspirateur. Lequel pouvait également, au détour d’une page ou d’une autre, faire montre d’un peu moins de rigueur dans son trait.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants