ZOO

Alastor de Sombregarde - T1 : L'infâme Gentilhomme

couverture de l'album L'infâme Gentilhomme

Série : Alastor de SombregardeTome : 1/2Éditeur : Oxymore

Scénario : DobbsDessin : Aurélien MorinièreColoriste : Aurélien Morinière

Prix : 18.95€

  • ZOO
    note Zoo3.5

    Scénario

    3.5

    Dessin

    4.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album L'infâme Gentilhomme

Alastor n'est pas un héros. Chevalier de la Mort cynique et amoureux désabusé, il traverse un monde où le Bien et le Mal se confondent en absurdités sanglantes. Tout cela pour rejoindre sa bien-aimée : une sorcière insaisissable, aussi fatale que fascinante. À ses côtés chemine un maître-gobelin philosophe et roublard, expert en poisons et en sarcasmes, membre comme lui de la tristement célèbre Sombre Garde. Son seul horizon : la Forteresse Noire. Son unique alliée : la malchance. Dans ce voyage ponctué de fanatisme, de trahisons et d'épreuves tragi-comiques, Alastor devra embrasser une destinée qu'il aurait préféré fuir. Épopée grinçante et mélancolique, "Alastor de Sombregarde" revisite les mythes chevaleresques à la manière d'un Don Quichotte gothique, où l'ironie perce jusque dans les ténèbres.


La critique ZOO sur l'album L'infâme Gentilhomme

Une quête de fantasy au dessin soigné, à la fois sensible et truculent. Le récit a fait le choix d’un certain cynisme mais cache une (légère) trame sociale, rendant le récit plus subtil qu’il n’y paraît de prime abord sans plomber l’aventure. À découvrir.

Il n’y a pas à dire, la couverture d’Aurélien Morinière en jette. Le dessin, déjà. Ce chevalier inquiétant sur un cheval qui l’est tout autant, avec leur regard blanc ; les arbres sans feuilles, aux branches crochues, qui l’entourent. La teinte verdâtre de la forêt qui se fond en un orangé blafard entourant un soleil souffreteux au centre. La page de titre précise « Les pesteuses aventures du mille fois méprisable Alastor de Sombregarde ». Le ton est ainsi donné.

Alastor de Sombregarde, T.1

Une quête de fantasy au dessin soigné, à la fois sensible et truculent © Oxymore, 2026

Le récit de Dobbs est teinté d’un humour sarcastique qui apporte un décalage à ce qui aurait pu être une « simple » histoire de dark fantasy. D’autant plus qu’elle n’est pas si dark. Alastor ne peut s’empêcher de dégager quelque chose de sympathique. L’objectif final de ce Don Quichotte est de retrouver « sa douce », Lilith. Son cheval comme lui reviennent d’entre les morts. Quant à son compagnon de voyage, Guulghar, c’est un gobelin avec des faux-airs de guerrier chinois, chevauchant un bouc (un peu comme Pirlouit sur sa chèvre, mais la comparaison est sans doute mal-à-propos). Guulghar est graphiquement très réussi. Le scénariste a imaginé un frère à ce gobelin, Huulghar, sous la forme d’un crâne planté sur un bâton.

Alastor de Sombregarde, T.1

Le récit a fait le choix d’un certain cynisme mais cache une (légère) trame sociale © Oxymore, 2026

Leurs péripéties se déroulent sur un rythme un poil syncopé qui peut déstabiliser le lecteur. Mais on s’attache malgré tout aux personnages, ce qui n’était quand même pas gagné de prime abord, vu leur pedigree. On voit bien qu’ils ont un cœur bien plus gros que ceux qui sont censés représenter le Bien. Les parias et les petites gens sont ceux qui en valent vraiment la peine, semblent nous dire les auteurs. Car le dessin concourt également à nous intéresser plus que prévu à ce trio atypique qui traverse un univers frappé de mille maux. Aurélien Morinière s’est, comme à son habitude, pleinement investi dans son travail. Le lecteur peut passer du temps à admirer les détails des planches que l’artiste a peaufinées.

Le tome 2 à paraître permettra de conclure rondement cette odyssée. On se demande quelle bifurcation le récit va éventuellement prendre…



L'actualité autour de l'album L'infâme Gentilhomme

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants