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Savage (Mills)

couverture de l'album Savage (Mills)

Éditeur : Delcourt

Scénario : Pat MillsDessin : Charlie Adlard

Collection : Contrebande

Genres : Polar / Thriller

Public : À partir de 16 ans

Prix : 17.95€

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La critique culturebd

Note culturebd 3.5

Scénario

4.0

Dessin

4.0

2004, dans un autre Angleterre. La Russie post-soviétique a envahi la Grande-Bretagne pour installer un régime d’occupation terrible. Savage, série d’anticipation, publiée au Royaume-Uni depuis le début de la décennie précédente fait enfin son apparition en France. Un coup réussi pour le scénariste de Requiem, Chevalier vampire et le dessinateur de The Walking Dead !

L’histoire de Bill Savage se confond avec celle de son scénariste. Ce personnage apparaît pour la première fois en 1977 avec 2000 A.D., revue emblématique de la BD anglaise. À l’origine, Bill Savage est chauffeur routier. Sa femme et sa fille sont tuées par la guerre d'agression des Volgans, les Russes de notre uchronie. Après des attentats menés tambour battant au fusil à pompe, il entre dans la résistance et va tenter de libérer son pays...

Mais comme on le découvre vite dans Savage, les choses ne se sont pas passées comme prévu. La résistance britannique attend toujours une intervention américaine qui semble ne jamais devoir arriver. L’occupation russe paraît plus écrasante que jamais. Pourtant, Bill ne baisse pas les bras. Et après s’être fait passer pour mort, il enclenche une suite d’événements qui vont mener à l’insurrection du peuple londonien. Mais combien de temps pourront-ils tenir ?

Savage est étonnamment crédible dans sa réécriture de la fin du XXe siècle. Pat Mills donne vie à un univers sombre et totalitaire qui rappelle V pour Vendetta. Avec Bill Savage en bonus, croisement entre Judge Dredd et le Terminator, qui apporte une sauvagerie foutrement jouissive aux dialogues et à l’action. Le dessin de Charlie Adlard complète magnifiquement un tableau radical, efficace et plus subtil qu’il n’y paraît.

Un bémol toutefois justifie presque à lui seul la note imparfaite : la qualité de l’édition française est déplorable. Le noir n’est pas suffisamment tranché, ce qui empêche d’apprécier totalement les détails du style de Charlie Adlard. Certaines cases paraissent même un peu floues vues de près. Vraiment dommage !

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