ZOO

La tête de mort venue de Suède

Attention, chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutesles notes attribuées sont remises au barème de ZOO de 1 à 5 étoiles.

Les 2 critiques Presse

4.0

Le 27/8/2025

Dans un musée hanté par les vestiges et les idées fixes, le crâne d’un philosophe s’interroge sur son identité. Daria Schmitt signe une allégorie brillante, peuplée d’animaux bavards et d’incertitudes vertigineuses.

4.0

Le 17/9/2025

Dans la pénombre des réserves du Muséum national d’Histoire naturelle, une conscience s’éveille, celle de René Descartes, chantre de la Méthode, apôtre de la Raison. Mais du philosophe, il ne subsiste qu’un crâne perdu au milieu d’un ossuaire qui, chaque soir, disserte sur sa condition. Comment l’un des plus grands penseurs de notre histoire peut-il finir sur une étagère, réduit à l’état de relique ? Daria Schmitt s’empare de cette énigme et transforme une anecdote historique, pour le moins rocambolesque (le destin [...]

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Commentaires et critiques (2)

note de la critique de Sil Socrate

5.0

Dès la première page, on comprend que quelque chose ne tourne pas rond dans ce parc public.
Pour les enfants du quartier, c’est juste un square avec des balançoires rouillées, un lac vaseux et des massifs de fougères.
Pour Providence, le gardien, c’est un nid grouillant de créatures que personne d’autre ne voit.
Le dessin est un choc : noir & blanc ultra-précis, hachures nerveuses, cases souvent muettes, compositions qui étouffent ou qui respirent. On sent immédiatement l’influence de Gorey, de Breccia, mais surtout de Lovecraft : pas l’horreur tape-à-l’œil avec tentacules, plutôt l’horreur insidieuse de l’ordinaire qui bascule.
On rit parfois, on a la gorge serrée très vite, et on referme l’album avec cette sensation étrange : on vient de lire une fable cruelle, poétique et profondément mélancolique déguisée en simple promenade au parc.
Et puis arrive le cadeau final : une adaptation, en une dizaine de pages, de la nouvelle de H. P. Lovecraft L’Étrange Maison haute dans la brume. Une bande dessinée rare, qui marie beauté vénéneuse et désespoir tranquille, et qui laisse une empreinte noire indélébile.

Le 13/02/2026 à 21h23

note de la critique de spitfire89

4.0

Une aventure rocambolesque, où l'autrice se joue des pensées de Descartes, dans une multitude d'allers et retours dans le temps, le lecteur plonge au coeur de réflexion comme "Comment le crâne de Descartes s'est retrouvé là ? " Ou bien "L'Homme est-il la seule espèce capable de penser ?" Et "Est-ce que les animaux ont un âme ?". Une lecture poétique, envoûtante, onirique et philosophique. Des graphismes bluffant de maîtrise, dans des nuances de bleu foncé et des traits fins. Les blancs et noirs sont parfois rehaussés de couleurs.

Le 27/01/2026 à 14h20