L'homme n'apprend rien de ses erreurs Là où l'animal ne fait qu'obéir à son instinct, l'être humain s'est inventé des dieux pour justifier ses actes. En leur nom, ou à cause d'eux, il a défini les notions de Bien et de Mal, toujours persuadé d'agir ainsi de plein droit, se faisant le prédateur ultime. Dans un futur relativement proche, la civilisation terrienne, ayant inexorablement fini de puiser les ressources de la Terre, est partie fonder une colonie sur une petite planète habitée par des peuplades, humaines elles aussi, mais qui en sont encore à l' "âge de fer ".
Ces néo-colons, très avancés technologiquement, convaincus d'avoir appris de leurs erreurs, et - comme toujours - persuadés d'être porteurs du Bien, comptaient bien y prendre un nouveau départ. Mais 30 ans ont passé, et le Terrien, " gourmand " par nature, et tout évolué qu'il puisse être, a pris l'ascendant sur ses hôtes : asservissement, viols, pillages des richesses et des terres... Les...

Goetz

Éditeur : Glénat BD
Dessin : Didier CassegrainAuteur : 'Fane
Genres : Science-Fiction
Prix : 29.00€
- ZOO
4.0
Scénario
4.5
Dessin
3.5

- Lecteurs0 critique
Le synopsis du comics Goetz
Barbares contre envahisseurs
Dans un futur proche, les Terriens n’ont plus d’autre choix que de coloniser et d’exploiter les richesses d’autres mondes. L’un de ces mondes s’avère peuplé de natifs fédérés autour de chefs de guerre. Mais qui sont les vrais barbares et qui sont les véritables envahisseurs ?

Un récit SF sur la colonisation © Goetz, 'Fane et Didier Cassegrain - 2026, Comix Buro / Éditions Glénat
Prenez Avatar et Conan le Barbare, mélangez bien, et vous obtenez Goetz. Et ça tombe bien : Cassegrain a déjà dessiné Conan par le passé. Le scénario de ’Fane est particulièrement brut… et ne s’en cache pas.

Un album surprenant à la moralité grise louable et raisonnable © Goetz, 'Fane et Didier Cassegrain - 2026, Comix Buro / Éditions Glénat
Le bien et le mal sont ici exhibés dans leur crudité la plus étonnante : la dernière partie du récit a quelque chose de troublant, car les valeurs sont presque travesties. Le mal absolu est tourné avec la même dérision que le bien absolu. La tonalité globale de Goetz ne manquera pas de surprendre le lecteur non préparé… au point de rendre la moralité grise louable et raisonnable.

Le bien et le mal sont exhibés dans leur crudité la plus étonnante © Goetz, 'Fane et Didier Cassegrain - 2026, Comix Buro / Éditions Glénat
Bien et mal forgés à l’enclume
Niveau dessin, c’est du Cassegrain pur jus : les traits des trognes et des corps ont cette petite touche distinctive propre à l’auteur. Les profils, surtout, donnent aux visages des reliefs très singuliers. Et le personnage éponyme est à chaque fois un petit cadeau graphique à observer. Qu’il marche, qu’il chevauche, qu’il baise, qu’il sourit, qu’il râle ou qu’il se lamente : toute la bestialité de Goetz est palpable à chaque instant.

La bestialité de Goetz est palpable à chaque instant © Goetz, 'Fane et Didier Cassegrain - 2026, Comix Buro / Éditions Glénat
Dommage que les décors ne soient pas plus fouillés que cela. À l’instar du scénariste, on sent que le dessinateur a mis tout le paquet sur son personnage principal.

Cassegrain a mis le paquet sur son personnage principal © Goetz, 'Fane et Didier Cassegrain - 2026, Comix Buro / Éditions Glénat
Article publié dans ZOO Le Mag N°110 Mai-Juin 2026
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