Après un passage à l’an zéro, Batman revient à la dure actualité, la perte de son fils Damian. Fort de ce deuil, il va affronter son plus redoutable adversaire, lui-même… mais pas que ! Le génial Scott Snyder, notamment accompagné du dessinateur Greg Capullo, continue de réécrire l’histoire du justicier en noir, son passé, son présent et son avenir éternel.

© DC Comics
Marqué par la perte de son fils, Batman pète les plombs et s’en prend à la moindre petite frappe de la ville, au risque d’y perdre la vie. La jeune Harper doit faire vite reprendre ses esprits au justicier car Gueule d’argile, un esprit magique maléfique et les aliénés d’Arkham l’attendent déjà au tournant.
Après la brillante Cour des hiboux, le virtuose Joker et le machiavélique Sphinx des cinq premiers tomes, il était difficile pour Scott Snyder de faire repartir son Batman. A l’image de notre héros, nous démarrons ce tome en deuil car l’action met un temps à redémarrer. C’est sans compter sur Snyder qui dynamite notre héros en lui jetant au visage les blessures de son passé, la dureté de son présent et la fatalité de son futur.
Autant dire que Batman change de dessinateur comme de costume dans ce sixième tome. Les transitions entre chacun ne sont parfois pas gracieuses, mais le génie proche de l’art déployé par la plupart d’entre eux rendent ce tome sublime. Quelque soit leur style, l’action demeure impeccable et les méchants semblent invincibles face à notre héros qui puise toujours des ressources improbables pour gagner.
Fans de tout bord, Batman est là et ce n’est pas près de s’arrêter. Bien que ce tome regorge de chapitres aux scénarios déconnectés, Scott Snyder y prouve plus que jamais que Batman est éternel et survit aux changements d’histoires et de dessin. Longue vie à la chauve-souris !
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