Dargaud

La croix du Sud

Je suis un autre

La petite maitresse
Axle Munshine vagabonde à travers les limbes à bord de son vaisseau Vaisseau d'argent, en compagnie de Musky. Une image l'obsède indéfiniment : celle de Chimeer, femme de ses rêves. Et comme les rêves ont parfois leurs réalités, il sera inéluctablement confronté à celle-ci. Non sans rebondissements.

La course du balancier

La malle aux Sortilèges
Alexis Mac Coy porte l'uniforme gris de l'armée des Confédérés. Fait prisonnier par les nordistes, il est réhabilité à la fin de la guerre et, en raison de son courage, nommé sergent-major à Fort Apache où il retrouve son vieux copain Charley. Mac Coy fait la guerre, se conduit parfois en héros, mais ce qu'il préfère finalement, c'est siroter une bonne bouteille au calme. Il tente toujours d'entamer le dialogue plutôt que de foncer tête baissée et d'obéir aveuglement aux ordres. Avec son visage de jeune premier, le lieutenant Mac Coy est un personnage très nuancé. C'est dans le mensuel LUCKY LUKE que sont publiées pour la première fois les aventures de Mac Coy (1974) avant de paraître dans TINTIN, PILOTE et CHARLIE MENSUEL.

Mort sous la Tamise
Une comédie policière à l'anglaise dans le Londres contemporain à la fois yuppie et punk, affairiste et branché, traditionnaliste et multi racial. Une série de meurtres et d'accidents fait disparaître un gentleman de la City, un pakistanais nerveux et carribéen pas net, un fils de famille décavé et des marchands de légumes, un fondé de pouvoir et même une lady irrascible. Quel fil peut bien réunir ces gens que tout sépare... sauf leur mort sous la Tamise?

Snoopy reste dans la note
Connu de tous, ce personnage fait partie de l'univers des Peanuts. Snoopy est le chien de Charlie Brown, garçon timide et maladroit. Snoopy passe son temps à dormir et philosopher sur le toit de sa niche, à communiquer avec son pote Woodstock (moineau de son état), à jouer au base-ball ou encore à jouer à l'as de l'aviation ! Cette série est apparue pour la première fois en 1950 aux États-Unis. Très vite apprécié par un large public et diffusé dans plus de 1500 titres à travers le monde, Snoopy a connu une gloire internationale jamais égalée (adaptation au théâtre, dessin animé, produits dérivés, gadgets de toute sorte etc.). En France la série a d'abord été publiée dans FRANCE-SOIR. L'exploitation de la série est ensuite passée en format poche (chez Dupuis puis Gallimard puis Presse-Pocket) et enfin en album cartonné chez Hachette et Dargaud. Parallèlement à l'édition des albums cartonnés classiques, la collection L'encyclopédie Charlie Brown a été relancée en 93.

Tic et Tac Le sommeil hanté

Arizona love
En matière de western, Blueberry constitue la référence absolue. C'est en 1963 qu'est créé ce personnage pour PILOTE par Charlier et Giraud. Ils campent au départ un solide soldat qui s'affiche comme le sosie de Belmondo. La ressemblance s'estompe au fil des épisodes. Blueberry est une forte tête : teigneux, pas toujours respectueux de la rigueur militaire, indiscipliné, il n'hésite pas parfois à déserter pour remplir au mieux ses missions. Le scénario utilise tous les poncifs du Western américain avec tout ce qu'il faut de rebondissements et de personnages pittoresques (Mc Clure, Angel Face, Red Nick, Chihuahua Pearl etc. sans compter les Indiens qui sont réhabilités par les auteurs, point de vue adopté d'ailleurs dans Cartland). Parallèlement au cycle classique de la saga de Blueberry, Giraud dessine entre 68 et 70 la jeunesse du futur lieutenant. Cette "série" reprend son cours en 85 sous le crayon de Colin Wilson, très respectueux du style imposé par Giraud. Les albums ont successivement été édités par Dargaud (22 titres, l'essentiel du fond) puis par Fleurus/Hachette, puis par Novédi et enfin par Alpen pour la nouveauté dessinée par Vance. Dargaud a entrepris la réédition des albums Blueberry remaquettés et agrémentés de nouvelles couleurs.

Aiguesieste

Le soleil est mort 2 fois
Quelque part aux États-Unis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des militaires décident de se reconvertir en détectives privés. Pour cela, il faut, bien sûr, des clients... Les premières enquêtes arrivent, difficiles à élucider. Une reconstitution scrupuleuse des États-Unis des années quarante et cinquante par deux géants de la BD, Greg et Blanc-Dumont.

Cocus c'est vous!

La vallée perdue

Garfield fait feu de tout bois
Garfield se découvre une âme ludique : il glisse sur des peaux de banane pour se faire rire et nous gratifie d'une série d'imitations très réussies : Mona Lisa, un papillon sur un pare-brise, un bouchon de Rolls. Mais en général, il ne sort de sa léthargie que pour se montrer désagréable. Par exemple, Jon ayant acheté des rideaux pré-lacérés (style grunge), il se donne du mal de chien à les recoudre. Le reste du temps, il met toute son intelligence au service de ses deux obsessions majeures : bouffer et dormir. Il déploie une patience énorme pour attraper les oiseaux : à plat ventre devant une boîte d'oeufs, il attend. En vrai professionnel, il est capable de reconnaître une blanquette trop salée en suçant une tache sur la cravate de Jon. Dans le domaine du sommeil aussi, il est le plus fort, il fait des ZZZ beaucoup plus ouvragés que ceux de Jon et Odie. L'idéal, c'est quand il arrive à faire cohabiter sa flemme et sa goinfrerie. Par exemple en écoutant une histoire que lui lit Jon pour l'endormir : "Emincer un petit oignon, faire fondre dans du beurre, etc." Là, pour peu qu'il ait englouti avant une tonne de lasagnes, Garfield nage en plein nirvana.

La divine comédie

Cinémastock - 2
Chez Gotlib, l'humour est une affaire très sérieuse. Et si possible à traiter sous tous ses aspects... Les hilarantes Rubriques-à-brac, la bible de l'humour, en sont les exemples les plus démonstratifs, sans oublier Les Dingodossiers, Les Trucs-en-vrac, Les Cinemastock, etc. Attention : la lecture assidue de ces albums peut provoquer des crises de fous rires aiguës. On vous aura prévenu.

Quand s'allument les lampes...
Le soir, quand la nuit descend sur la neige du Grand Nord canadien, à l'heure où dans les maisons s'allument les lampes, le sergent Trent, de la police montée, a du vague à l'âme. Il rêve d'une autre vie et il pense à Agnès qui lui a laissé une adresse à Providence : une grande maison rose dans les bougainvilliers. Un soir plus cafardeux qu'un autre, il se décide : il prend un congé et le train pour Providence. Mais la maison rose est déserte et Agnès est partie se marier ailleurs. Désespéré, Trent sombre dans l'alcool jusqu'à devenir cette épave qu'on vire du bistrot et qui finirait la nuit dans la boue sans le grand coeur de Mary-Lou. Dans le coin sévissent les Chauffeurs, une bande de salopards de la pire espèce qui torturent les vieux pour leur piquer leurs économies. Et puis il y a "les gens du train", venus construire la voie de chemin de fer. L'un d'eux a une attitude étrange. Trent aussi : confit dans l'alcool, voilà qu'il semble prêt à tout pour palper 200 dollars. Une aventure minutieusement construite, servie par un dessin sensible et un héros très humain, très attachant, plus solide que ses désillusions, finalement plus fort que ce vague à l'âme qui le reprend, à l'heure où bleuit la plaine et où s'allument les lampes...

Soulage-moi endors-toi

Le secret des tubulaires

Bielo
Février 1919 : L'Armée Rouge, qui traverse la Biélorussie à grand renfort de "Mort aux tsars", expédie trois de ses spécimens "évangéliser" Vobotna, un village paumé dans la neige, dont les habitants n'ont pas encore bien assimilé les concepts révolutionnaires. Le nabot Konstantine Fiodorovitch Boulkine, théoricien du peuple, les met donc au parfum : partage obligatoire des trois poules et du tonneau de vodka, occupation gastronomique du château de la comtesse et saoulographies variées. Bref, vous assistez en direct aux débuts prometteurs de la grande République bolchevique, qui ne vont pas sans quelques fusillades regrettables et retournements de veste ahurissants. Seuls la comtesse et Aleksis Stogonov - qui va vite apprendre à démêler une entourloupe d'un idéal - échappent à cette épidémie de barbarie et de stupidité. Une fois n'est pas coutume : la lutte des classes est jubilatoire et finement observée. Ce qui n'empêche pas les auteurs de glisser une véritable émotion quand il le faut - le temps de trois images perdues entre neige et ciel, quand le sol gelé est trop dur pour qu'on y enterre le petit frère d'Aleksis. Biélo est l'heureuse rencontre d'un scénario iconoclaste, sensible, et d'une "ligne claire" personnalisée avec finesse et drôlerie.

Pur-Sang
Mary Shilling

Les matins du serpent

Euroka!
L'enclave

Du rififi chez les sauriens
Nab doit être salement fier : il a récolté l'Alph'art Jeunesse d'Angoulême 1990. Pour une bestiole qui remonte à 70 millions d'années (ou 300 millions ou 5 milliards), c'est une réussite. Et puis ça doit la consoler de vivre au milieu d'un tas de mochetés puantes et de crétins notoires. Tandis que lui, il est intelligent. Il vient de découvrir à quoi servent les arcs-en-ciel : avec un bon élastique, ça fait un lance-pierres correct pour réexpédier les comètes chutées par erreur. Par ailleurs, c'est en cherchant à résoudre la quadrature du cercle qu'il invente le triangle. Pourtant, bizarrement, cette intelligence ne l'aide en rien quand il s'agit de se faire estourbir, ratatiner, réduire en purée. Par exemple, prenez cet épisode qui nous est livré en VO (idiome apeupréhistorique en l'occurrence), suite à une grève des traducteurs. On ne comprend rien, sauf un détail : il se fait encore aplatir par un gros teigneux. Et puis, il suffit qu'un bébé mammouth laineux perde sa "défense de lait" (trente kilos au bas mots) pour qu'il se trouve dessous. (A propos, savez-vous que les mammouths laineux butinent au printemps, dans un posture que Nab trouve ridicule ?) Il invente aussi la bande dessinée, dans le but de se faire du pognon, tout plein de pognon, un max de pognon. Et là, il faut bien admettre que son intelligence ne va pas sans une certaine naïveté.

Le Piège
Rouen 1949. L'armateur Julien de Trichère achète un vieux cargo américain, l'Olav II, qu'il rebaptise la Belle Hélène - sa fille s'appelle Hélène et il l'adore. Yann Calec, jeune commandant sans bateau ni équipage, fait des pieds et des mains auprès d'Ester, la secrétaire de l'armateur, pour se faire engager. Non seulement il y arrive un peu trop facilement, mais on lui donne pour second un certain René Floss, qui traîne derrière lui un passé extrêmement louche. Décidément, Calec se méfie : quelque chose se trame sur ce rafiot pourri dont on refait à neuf les cabines et sanitaires, sans s'intéresser le moins du monde à l'état calamiteux de ses chaudières.
Amour dévorant d'un père condamné pour sa fille infirme, escroquerie à l'assurance, complicité d'un nazi parti cultiver sa nostalgie au Vénézuéla - Calec est effectivement tombé dans un piège, dont la première victime est Ester, qu'il aimait et qu'il a, sans le vouloir, envoyée à l'abattoir. Et c'est l'âme en peine qu'un jour de brouillard, il quitte Rouen sur la Belle Hélène. Sortira-t-il vivant du piège ? Vous le saurez dans le prochain épisode, le Bateau assassiné.
Poésie des ports, grisaille des docks et froideur des âmes, personnages attachants ou inquiétants - Kraehn et Jussaume font passer, à travers l'élégance du dessin et la solidité discrète du scénario, un parfum de roman noir grand cru.

Du rififi chez les sauriens
Nab doit être salement fier : il a récolté l'Alph'art Jeunesse d'Angoulême 1990. Pour une bestiole qui remonte à 70 millions d'années (ou 300 millions ou 5 milliards), c'est une réussite. Et puis ça doit la consoler de vivre au milieu d'un tas de mochetés puantes et de crétins notoires. Tandis que lui, il est intelligent. Il vient de découvrir à quoi servent les arcs-en-ciel : avec un bon élastique, ça fait un lance-pierres correct pour réexpédier les comètes chutées par erreur. Par ailleurs, c'est en cherchant à résoudre la quadrature du cercle qu'il invente le triangle. Pourtant, bizarrement, cette intelligence ne l'aide en rien quand il s'agit de se faire estourbir, ratatiner, réduire en purée. Par exemple, prenez cet épisode qui nous est livré en VO (idiome apeupréhistorique en l'occurrence), suite à une grève des traducteurs. On ne comprend rien, sauf un détail : il se fait encore aplatir par un gros teigneux. Et puis, il suffit qu'un bébé mammouth laineux perde sa "défense de lait" (trente kilos au bas mots) pour qu'il se trouve dessous. (A propos, savez-vous que les mammouths laineux butinent au printemps, dans un posture que Nab trouve ridicule ?) Il invente aussi la bande dessinée, dans le but de se faire du pognon, tout plein de pognon, un max de pognon. Et là, il faut bien admettre que son intelligence ne va pas sans une certaine naïveté.

La Louche
Le cadet des Soupetard est le benjamin de la famille Soupetard. C'est à travers le regard de ce gamin attachant que nous découvrons un coin de campagne française pittoresque, et l'univers tendre de l'enfance. Ça sent bon le chocolat chaud fumant du matin, les vacances à la mer, la pêche, le camping avec les copains, l'école et sa maîtresse plus vraie que nature, le premier tour de motocyclette avec le frangin (l'aîné), les amourettes fugaces, etc. Pour tout dire, ça sent tout simplement bon la vie !

L'esprit de révolte

Le cavalier noir
Paris, 1902. Fabien M., évadé de l'orphelinat avec son petit frère, est apprenti voleur, ou plutôt chat de gouttière, puisque son territoire, c'est les toits de Paris. Il ne se trouve aucune excuse, "juste un peu de haine" et des idées de vengeance contre les assassins de son père. Ce n'est pas par hasard qu'il cambriole Madame Garden, ex-pute reconvertie dans le théâtre. Ce n'est pas par hasard non plus qu'il utilise Lucie, la servante du richissime Valin. Mais Lucie, il l'aime déjà et ça complique les choses... La vengeance, finalement accomplie par un autre, aura un sale goût, d'autant plus qu'un mystère plane toujours : ce cavalier noir de jeu d'échecs tatoué sur la poitrine d Valin, c'est celui qu'il a vu un jour sur la poitrine de son père. Affaire à suivre... Une formidable reconstitution - dans le réalisme du dessin et la véracité des dialogues - d'un Paris où les flics s'appellent les "condés" et les voyous les "apaches". La vie ne fait pas de cadeaux, et les paumés comme Fabien, P'tit Louis et Lucie doivent se battre (ou se vendre) pour garder le droit de survivre. Ils doivent aussi essayer de s'aimer, de cultiver la tendresse comme une fleur perdue dans le chiendent.

C.R.S = Détresse
Un CRS héros de BD, c'est une grande première. Eugène Lacrymo a 25 ans de métier, c'est-à-dire qu'entre autres castagnes glorieuses, il a fait 68 et en conçoit une certaine nostalgie. Au moins, les choses étaient claires : il y avait les gauchistes et les anars. Maintenant, le panel s'est élargi. Remarquez, ça lui permet de faire des comparaisons : par exemple, sur le plan coriacité, les métallurgistes ne valent pas les sidérurgistes lorrains. Mai 68, ce n'est pas seulement les manifs, c'est son mariage avec Simone - 25 ans de fidélité - et la conception, entre deux barricades, d'un fiston baptisé Gédéon. Eugène Lacrymo aime son métier. Il lui arrive de courser les manifestants jusque sur leur lit d'hôpital, et s'il donne une carte de séjour à un immigré, ce n'est que dans un cauchemar dû à l'abus de chipolatas. Le reste du temps, il empile les bavures. Une parodie complètement délirante qui fera plaisir à tous ceux qui ont un jour assisté à une manif - de près, de plus loin, ou à la télé...

Opérette Marseillaise

Le Livre de la Jungle

Si j'ai bien compris
ATTENTION CHIEN MARRANT ! Grimmy peut-être considéré comme une espèce de chien dérivée de Snoopy. En plus déluré... Grimmy adore fouiner dans les poubelles, terroriser le chat de la maison (Attila), manger des limaces ou des papillons ou des asticots ou des détritus (etc.), laper l'eau des toilettes, courir après le facteur et bien d'autres méfaits encore. Bref Grimmy s'adresse plutôt à un public moins jeune que Snoopy dont les points communs avec son collègue sont d'appartenir à la race canine et d'être particulièrement drôle. Le principe de gags par strips est utilisé pour Grimmy où l'humour caustique est parfaitement servi par un trait à la fois simple et terriblement expressif et efficace. Cette série connaît notamment un vif succès aux États-Unis où elle est publiée dans plus de cinq cents journaux américains.

Le gecko blanc
L'otage

C'est pas sorcier
Revoilà Am, Stram, Gram, Pic et Pik et Colegram, les élèves de Monsieur Balthazar, unique professeur de cette merveilleuse école où règnent la pagaille et la joie de vivre. Par exemple, le cours de télépathie permet de convaincre la célèbre boucherie Sanzot de vous expédier 10 kilos de côtes de boeuf. On peut jouer aussi à "Chéri, j'ai rétréci la voisine". Et à propos de voisine, il semble que ce soit l'escalade : les enfants ne la laissent plus souffler une minute. Si elle prépare la pâtée de son Kiki adoré, le Kiki se met à réclamer du foie de veau à l'ail dans un langage pas très châtié. Et son Edmond de mari qui trouve tout ça normal, qui les invite même à se baigner dans son aquarium ! Quand elle l'appelle au secours, il répond "mais non" et replonge dans son journal. Franchement, au dernier gag (excellent), la pauvre frôle la dépression nerveuse... Une bouffée de bonne humeur qui perpétue la tradition difficile du gag en une page, fait la joie des petits lecteurs de Mickey chaque semaine, et peut-être bien de leurs parents.

Grimmy, T.3
ATTENTION CHIEN MARRANT ! Grimmy peut-être considéré comme une espèce de chien dérivée de Snoopy. En plus déluré... Grimmy adore fouiner dans les poubelles, terroriser le chat de la maison (Attila), manger des limaces ou des papillons ou des asticots ou des détritus (etc.), laper l'eau des toilettes, courir après le facteur et bien d'autres méfaits encore. Bref Grimmy s'adresse plutôt à un public moins jeune que Snoopy dont les points communs avec son collègue sont d'appartenir à la race canine et d'être particulièrement drôle. Le principe de gags par strips est utilisé pour Grimmy où l'humour caustique est parfaitement servi par un trait à la fois simple et terriblement expressif et efficace. Cette série connaît notamment un vif succès aux États-Unis où elle est publiée dans plus de cinq cents journaux américains.

Les 5 mondes de Sylfeline
La délicieuse Sylfeline voyage dans les 5 mondes en compagnie de son tchoubou. Esotérisme et fantaisie pour une série au goût sucré, tres appréciée du jeune public.

La conspiration des poissonniers
1933 : dans le décor merveilleusement restitué du Train bleu, à la gare de Lyon, Dick Hérisson retrouve son vieil ami le docteur Nulpar. Celui-ci, juste avant de mourir dans une épouvantable et mystérieuse odeur de poisson pourri, lui confie la clé de sa maison d'Arles, gardienne, dit-il, d'un "terrible secret". Le secret, c'est le vieux journal moisi de Théotime Nulpar, pilotin à bord du Rosenkreutz un demi-siècle plus tôt. Ce journal raconte l'ultime traversée du navire avec sa cargaison maudite - une espèce d'énorme oursin de métal qui, selon une antique légende sumérienne, servirait de sarcophage à un dieu sanguinaire, Shub-Ur-Khur, "celui qui dort sous les mers". Dick Hérisson et son ami Jérôme Doutendieu partent donc à la recherche de l'épave et la trouvent : le monstre est toujours dans la cale, bien vivant et visiblement décidé à nuire. Est-il possible que l'horrible légende dise vrai ? Et pourquoi cette odeur de poisson pourri les suit-elle partout ? Et où sont justement passés tous les poissonniers de Marseille ? Vous le saurez en lisant cette cinquième aventure du célèbre détective Dick Hérisson - émule cocasse de Harry Dickson - qui confirme le talent de Savard, son art de mêler le charme rocambolesque et le sérieux "scientifique", son sens des atmosphères pittoresques - entre autres, une virée dans le milieu marseillais, avec Ange-Gabriel Belleparte, le caïd qui a de la morale, "fatche de putaingcon"...

Les naufrageurs

Au loup !
Entre terre et ciel, très haut dans les alpages, juste en dessous des nuages, vivent des héros créés et dessinés par F'murr. Athanase, berger pensif et rêveur, réunit autour de lui des brebis dotées d'un quotient intellectuel élevé, un bélier adulé nommé Romuald, un chien heureux de sa condition de gardien, une jolie bergère court-vêtue et une quantité d'autres personnages en visite sur les sommets. L'amateur de BD reconnaîtra parmi eux des dessinateurs, des critiques, des journalistes, des éditeurs tous croqués par F'murr avec humour et mis en scène en quelques planches dans des situations absurdes et drôles. Car la série Le Génie des Alpages est un chef d'oeuvre du non-sens, dessiné d'un trait original, léger, plein de charme. L'auteur fait preuve d'une imagination débordante assez rare dans la BD moderne. Cette transition réussie entre la nostalgie des années 50 et la BD contemporaine a rencontré un très grand succès dès ses débuts, en 73, dans les pages de PILOTE.

Sioban
Rosinski, dessinateur de Thorgal, et Dufaux, l'un des meilleurs scénaristes actuels, nous font découvrir l'univers de Sioban, princesse sans royaume mais animée d'une extraordinaire soif de vengeance et de reconquête ! Complainte des landes perdues possède la force des récits fantastiques et la magie des légendes celtiques. En quatre albums, cette série fait déjà partie des indispensables.
Sioban
Rosinski, dessinateur de Thorgal, et Dufaux, l'un des meilleurs scénaristes actuels, nous font découvrir l'univers de Sioban, princesse sans royaume mais animée d'une extraordinaire soif de vengeance et de reconquête ! Complainte des landes perdues possède la force des récits fantastiques et la magie des légendes celtiques. En quatre albums, cette série fait déjà partie des indispensables.

C.R.S = Détresse

Représailles

Mickey découvre l'Amérique

Une valse pour Anaïs
Mel quitte ses montagnes pour rejoindre Mirabelle, la journaliste parisienne qu'il a connue lors de l'affaire du Trésor des Chartreux. il débarque avec ses croquenots et son sac à dos dans le Tout-Paris des sixties, qui apprécie énormément sa tenue "follement archaïque". Mel et Mirabelle (Double M) se retrouvent aussitôt comme chien et chat, d'autant plus que Mel, guidé par son grand coeur, part au secours d'une très jolie Anaïs : officiellement elle est à la recherche de son petit frère fugueur. En réalité, elle semble mêlée à une sombre histoire d'attentat fomenté par l'OAS. Qui sont les deux individus qui en veulent à leur vie ? Qui est la belle Anaïs ? Et Mirabelle va-t-elle succomber au charme de l'épouvantable Charles-Gontrand, juste pour rendre Mel fou de jalousie ? Une visite échevelée du Paris des sixties, sur fond de souvenirs, souvenirs, avec descente en voiture des escaliers de la butte, passage par Pigalle - "Mais que font toutes ces filles dehors ?" demande Mel avec candeur -, traquenards dans les banlieues sordides et enlèvement à bord d'une péniche. Une aventure pleine de fraîcheur, de rires et de rebondissements, qui confirme le talent - très vite reconnu par le public - de deux nouveaux venus. Pascal Roman et Félix Meynet.

