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In one's last moment

couverture de l'album In one's last moment

Éditeur : Soleil

Scénario : Kentaro FukudaDessin : Kentaro Fukuda

Collection : Seinen

Genres : Manga, Seinen

Public : À partir de 12 ans

Prix : 7.99€

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La critique ZOO Le Mag

Note ZOO Le Mag 3.0

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Dessin

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In One’s Last Moment, tiré d’un magazine japonais Shonen Jump Giga habitué aux histoires courtes, sort chez Soleil manga. Un des rares mangas one-shot réussis parus en France ?

Mamoru Kaname mène une existence triste et solitaire. Rejeté à cause d’une réputation d’aimant à décès, il trouve soudain un réconfort inattendu chez Kana Shiraishi, une camarade de classe avenante qui lui tend, littéralement, la main. Malheureusement, son image extérieure n’est pas si usurpée : Mamoru dispose de la faculté de percevoir le moment de la mort de son entourage par le toucher.

Shinigiwa

Shinigiwa © 2016 by Kentaro Fukuda / Shueisha Inc.

Son expérience lui a cependant douloureusement appris que l’on n’échappe jamais à son destin. Lorsque son premier contact avec cette jeune fille se solde par une vision de mort imminente, il décide de bousculer ce paradigme. Tenter d’éviter un si funeste destin n’est pas sans conséquences et puisque la mort ne veut pas lâcher le morceau, il va falloir persévérer, quitte à jeter sa propre vie et celle des autres aux orties.

Tu ne le sais pas…

Difficile d’en dire plus sans rien révéler de crucial. L’histoire est dense, bien minutée, si bien qu’elle n’aurait aucunement bénéficié de chapitres supplémentaires édulcorants. L’auteur, Kentaro Fukuda, y enchaîne à grande vitesse effets de préparation, de surprise et de développement. D’ailleurs, impossible de se pencher sur les aspirations de l’auteur tant il détruit rapidement le postulat classique de redresseur de torts paranormal. Fukuda multiplie les incursions dans divers genres pour les évincer presque aussitôt, s’en servant pour assoir plus efficacement sa prochaine surprise.

…mais tu es déjà mort.

L’album n’est pas sans faille, bien entendu. On ne peut s’empêcher de noter la présence d’une parfaite princesse à sauver, assez inactive dans une danse mortelle déséquilibrée, un personnage principal qui refuse de céder sa place un seul instant et une tendance très marquée aux larmoiements. In One’s Last Moment s’avère donc assez théâtral mais compense certains extrêmes faciles par de puissantes crises morales psychotiques qui rattrapent le tout.

Article publié dans le magazine Zoo n°68 Novembre - Décembre 2018

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