ZOO

Blue Phobia (Octobre 2019)

couverture de l'album Blue Phobia

Éditeur : Glénat Manga

Scénario : Eri TsuruyoshiDessin : Eri Tsuruyoshi

Genres : Manga, Polar / Thriller, Seinen

Public : À partir de 16 ans

Prix : 10.75€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

3.5

Un homme se réveille, amnésique, dans une chambre d'hôpital. Secouru par une jeune femme à la peau bleue, il réalise qu'il se trouve dans un centre de recherche où l'on étudie « la maladie indigo », une étrange affection qui ronge le corps humain et le change en cristaux. Tel est le pitch d'un huis clos de science-fiction palpitant et bien ficelé. Un premier manga très réussi et une autrice à suivre.

La maladie indigo ou maladie du saphir bleu est une maladie orpheline qui se développe autour des os humains et finit par minéraliser entièrement le squelette, jusqu'à la mort. Sur ce parti pris, l'histoire commence avec une paire de fugitifs, l'un amnésique, l'autre atteinte de la maladie, cherchant à fuir le complexe scientifique où la maladie est étudiée.

Notre lecture commence par un course-poursuite mêlant expériences interdites, cobayes humains et angoisses de pandémie, mais le manga nous entraîne ensuite vers d'autres enjeux tout aussi complexes. Il aborde le thème très actuel de la quête d'une énergie « propre » et moins dangereuse que le nucléaire. Il pose également la question de l'éthique sous une forme très désabusée : les progrès techniques et médicaux sont-ils voués à n'être réalisés qu'à vil prix ? L'être humain est-il condamné à ne mettre au point que des inventions qu'il finira par regretter ? Autant de questions intelligemment posées dans une œuvre qui reste toujours haletante, même si elle aurait peut-être mérité un ou deux volumes supplémentaires.

Le dessin, efficace, permet une mise en scène à la fois trépidante et anxiogène. Malgré une peinture relativement graphique des effets de la maladie sur les corps et de la violence médicale, l'ensemble n'est jamais exagéré ni gratuit. La raideur des personnages rappelle parfois qu'il s'agit d'un premier  manga, sans que cela n'enlève quoi que ce soit au plaisir de lecture.

Thriller d'anticipation aux accents écologiques, Blue Phobia mérite son grand format en un seul volume et se dévore d'une traite. On souhaite que le projet de l'autrice de développer son manga en un animé voie le jour, ne serait-ce que pour découvrir l'œuvre en couleurs, dans toutes ses nuances de bleu.

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