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Edens Zero - T2 : Larmes de métal (Janvier 2019)

couverture de l'album Larmes de métal

Série : Edens ZeroTome : 2/2Éditeur : Pika

Scénario : Hiro MashimaDessin : Hiro Mashima

Genres : Heroic fantasy, Manga, Shonen

Public : Tout public

Prix : 6.95€

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La critique ZOO Le Mag

Note ZOO Le Mag 3.0

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Hiro Mashima ne sera pas resté longtemps sans occupations. Sa dernière série phare, Fairy Tail, à peine conclue, il s’attaque avec toujours autant de passion à Edens Zero, toujours édité par Pika.

Hiro Mashima est un mangaka sur une lancée. Chaque série qu’il produit ressemble suffisamment à la précédente pour que le lecteur retrouve avec bonheur le même petit cocon. L’auteur affine cependant sa formule à chaque itération. Dès sa première série, Rave, parue en France au début des années 2000, Mashima montre sa capacité à prendre en main le récit d’aventure adolescent. À l’approche de la conclusion de cette saga de 35 tomes, il s’est déjà beaucoup réinventé.

© Edens Zero © Hiro Mashima / Kodansha Ltd.

Visuellement, dans un premier temps, en affinant un style assuré qui le suivra ensuite pour de bon mais aussi narrativement, en densifiant ses personnages et en multipliant les menaces. Rave lui permet de cerner comment il désire présenter les choses.
Son objectif ? Un simili monde ouvert, une base dans laquelle tout peut arriver, un tronc qui lui permettrait de déployer une vaste ramure narrative. Balancées à la petite semaine à première vue, ses péripéties s’organisent ensuite en un entrelacs cohérent. Fairy Tail, avec son panel de personnages d’égale importance, lui permet de rapatrier chaque coup de théâtre au pas de sa porte.

L’amicale des robots

Il ne s’éloigne toutefois jamais des schémas classiques du genre, alternant ennemis mineurs à usage unique et grandes menaces toujours plus apocalyptiques, mais il les enchaîne avec fluidité, se permettant systématiquement de les lier à des entités fondatrices de son récit. Bref, Mashima maîtrise. Et pourtant, le voilà parti dans une direction discrètement différente avec Edens Zero. Comme toujours, Il se prend au jeu des autoréférences, troublant encore un peu plus les frontières entre ses récits. On ne peut manquer de remarquer les proximités visuelles de certains personnages et le retour de ses mascottes fétiches. De même, il ne s’éloigne pas véritablement de son genre de prédilection. Il l’avoue bien volontiers en postface du premier volume : Edens Zero est une histoire de space-fantasy et non de science-fiction. Le terme lui sied bien.

© Edens Zero © Hiro Mashima / Kodansha Ltd.

Shiki, Rebecca et Happy se rencontrent à Granbell, royaume féérique oublié devenu un gigantesque parc d’attraction, assez inaccessible, peuplé de robots accueillants. Shiki, chargé de leur maintenance, y est le seul résident humain. Rebecca et Happy sont vidéastes sur un réseau dématérialisé très similaire à un célèbre site de mise en ligne de contenus filmés actuel. Leur collision va relancer un engrenage cosmique dont seul l’auteur connait déjà les tenants exacts. La capacité de Shiki à manipuler la gravité environnante ne semble pas être étrangère au bouillonnement que son apparition provoquera à l’échelle galactique.

Vaisseaux spéciaux

Hiro Mashima remet ses personnages en mouvement en leur donnant immédiatement un but définitif. Il se voit ainsi contraint de jalonner formellement son récit d’avancées scénaristiques significatives. Toujours aussi joueur, l’auteur introduit tout son univers par à-coups, plaçant son aventure introductive dans un environnement clairement medieval-fantasy pour étendre ensuite son champ d’action à tout l’univers connu (et bien au-delà). Fidèle à ses thèmes préférés, l’auteur se centre d’abord, quoi que poussivement, sur un radical besoin d’interactions amicales.

Apparaissent ensuite rapidement d’autres ficelles qui lui sont chères, notamment l’importance des apports générationnels. Ainsi, si rien ne tranche véritablement d’avec Fairy Tail, il faut avouer que, comme toujours, Hiro Mashima pousse avec un indéniable talent des valeurs positives sous forme d’expéditions trépidantes. Et pour les inconditionnel, il restera toujours FairyTail 100 Years Quest, la suite officielle de la série, prévue en mars.

Article publié dans le magazine Zoo n°69 Janvier - Février 2019

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