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Moto Hagio : Moto Hagio Anthologie

couverture de l'album Moto Hagio Anthologie

Série : Moto HagioÉditeur : Glénat BD

Scénario : Moto HagioDessin : Moto Hagio

Collection : Glénat Manga

Genres : Fantastique, Manga, Science-Fiction, Sentimental, Shojo

Public : À partir de 12 ans

Prix : 25.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

5.0

Dessin

4.0

Très peu traduite en France, l’œuvre de Moto Hagio fait pourtant partie du patrimoine du manga, au même titre que celle d'Osamu Tezuka ou Shotaro Ishinomori. Cette anthologie incontournable vient combler un peu ce manque en nous offrant des nouvelles de science-fiction et des chroniques sociales empreintes de fantastique de la plume de celle qu'on surnomme « la mère du shôjo moderne ».

Deux volumes composent cette édition. Le premier regroupe des œuvres de science-fiction, dont Nous sommes onze, œuvre majeure. Dans ce huis clos à bord d'un vaisseau spatial, onze étudiants de différentes planètes doivent survivre tout en découvrant qui est l'intrus parmi eux.

Le deuxième regroupe des nouvelles plus réalistes. Dans un pensionnat, un étudiant se découvre un sosie intrigant. Des sœurs siamoises doivent se séparer pour que l'une des deux survive. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un enfant au passé trouble semble traîner la mort derrière lui.

Les thématiques de l'identité, du genre, des relations familiales et de la cruauté des enfants sont récurrentes. Écrites entre 1970 et 1990, ces histoires ont révolutionné la structure traditionnelle du shôjo, abordant des sujets complexes tout en élargissant le public habituel. D'une redoutable efficacité, l'auteur parvient à faire réfléchir le lecteur tout en créant des récits tantôt palpitants, tantôt dérangeants.

Le dessin est assez typique des années 70-80, avec un trait net et des visages simplifiés mais expressifs. Les décors et les paysages en revanche foisonnent de détail. L'influence du shôjo est cependant visible, avec des personnages féminins aux grands yeux brillants et certaines pages au style vaporeux qui s'intercalent de façon un peu étonnantes.

Comme le suggèrent les indispensables préfaces, l’œuvre des mangakas féminines de cette époque est bien plus vaste que ce dont le public français en connaît. Espérons que la publication d'une de leur chef de file encourage les éditeurs à d'autres belles initiatives de ce type.

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