ZOO

Ping Kong - T1 (Mars 2022)

couverture de l'album

Série : Ping KongTome : 1/2Éditeur : Mangetsu

Scénario : Comic JacksonDessin : Comic JacksonTraducteur : Damien Guinois

Collection : Seinen

Genres : Humour, Manga, Seinen, Shonen

Public : Tout public

Prix : 6.90€

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Kong, survivant de l'enfer

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Deux sœurs s’apprêtent à prendre d’assaut le monde du ping-pong dans Ping Kong chez Mangetsu. Seul souci, l’une des deux est littéralement un gorille. 

Une des forces récurrente et inébranlable du Japon prend la forme d’une capacité absolue à associer deux concepts irréconciliables, presque aléatoires, pour donner naissance à une histoire infiniment improbable. Émergent ainsi une multitude de récits qui n’auraient jamais pu voir le jour ailleurs. La collection WTF ?! d’Akata a déjà démontré la richesse de ce tour de magie narratif propre au pays, mais semble aussi avoir prouvé qu’une série monstrueusement étrange à fort taux d’adrénaline pouvait finalement trouver son public ici aussi. Pas besoin de broder pendant deux cents tomes, une brusque dose de délire suffit souvent à combler le lectorat visé. Ping Kong, petit ovni choisi par l’éditeur émergent Mangetsu, tient ainsi en deux tomes largement suffisants. L’idée n’est pas de prendre le sujet au premier degré, de mesurer l’évolution des personnages à l’aune de leurs efforts ou de deviser d’un univers complet, mais de s’éclater un instant, le plus intensément possible, à la manière de Crazy beach publié il fut un temps chez Taifu.



Extrait de Ping Kong T.1 © 2020 Comic JACKSON / SHOGAKUKAN


Championnat de l’absurde

Éreintée d’être sans cesse rabais­sée face à sœur jumelle prodige juvénile du tennis de table, Takumi se métamorphose spontanément en… gorille. Loin des considérations scientifiques qui auraient dû prendre d’assaut le récit, ce regain de force bestiale tombe surtout à pic pour le tournoi national en double, bien sûr ! La participation d’un gigantesque singe ne sera bien entendu pas le moins du monde suspecte. Le manga ne se prend pas au sérieux et accumule d’entrée de jeu les situations aberrantes au grand désespoir angoissé des quelques seconds rôles encore un peu sains d’esprit. Il se permet quelques mentions de situations assez graves, mais les abandonne bien vite pour se focaliser sur l’ultra-destruction des smashs virevoltants du monstre simiesque. 


King Pong

Une exaltation constante submerge le récit en une rapide succession de chapitres qui décortiquent la vie quotidienne et la vie sportive du plus improbable des duos familiaux. Passant de l’intégration scolaire devenue soudainement plus complexe aux recherches de salles d’entraînement, ces scènes finissent naturellement immanquablement en affrontement pongiste survolté dans de grands éclats de passion électrisante. Le fragile équilibre de plausibilité, notamment maintenu sur le fil grâce à l’incrédulité ambiante qui s’oppose à deux personnages engloutis par leur propre absurdité, rajoute cette dernière épice qui donne au plat toute sa saveur. L’assurance de voir un gorille se déchaîner sur parquet flottant fait le reste. 

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