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The Fable - T10 (Octobre 2022)

couverture de l'album

Série : The FableTome : 10/11Éditeur : Pika

Scénario : Katsuhisa MinamiDessin : Katsuhisa MinamiTraducteur : Djamel Rabahi

Collection : Seinen

Genres : Manga, Seinen

Public : À partir de 16 ans

Prix : 8.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

The Fable, tueur en pause forcée, est sans le vouloir sans cesse mêlé à des histoires sordides. Ici, un gang mafieux faisant chanter des jeunes gens pervers. Katsuhisa Minami continue à nous surprendre avec ce récit décalé.


Akira Satô (The Fable), tueur de génie mais limite autiste, profite de sa longue pause professionnelle forcée pour chercher à en savoir davantage sur Hinako, la jolie tétraplégique qu’il croise dans le parc en allant travailler (un emploi tout à fait ordinaire). Il veut l’aider dans sa lente rééducation solitaire. La jeune femme contribue par ailleurs à une étrange entreprise mafieuse dirigée par Utsubo : il dépouille avant d’éliminer les personnes ayant, selon lui, été trop gâtées par leur famille pour pouvoir apporter quelque chose de positif à la société.
Katsuhisa Minami prend plaisir à faire se croiser les différents arcs narratifs qu’il concocte : Utsubo a pris pour cible Kainuma, un geek pervers qui travaille avec Sato et Misaki à Octopus, une petite agence de création et design. Kainuma fantasme sur Misaki et il a installé une caméra dans son appartement pour la mater à loisir. Et nous découvrons au cours de ce tome 10 que The Fable a déjà croisé Utsubo et Hinako il y a 4 ans, lors d’une mission.

The Fable T.10

The Fable T.10 © Pika, 2022


Tout en développant cette intrigue entre thriller et histoire de gangsters, l’auteur n’oublie pas la bonne dose de loufoque qu’il met dans chaque tome. Satô nous apparaît une fois de plus sous un prisme le mettant peu en valeur : ses tentatives pour être agréable à Misaki sont pitoyables ; un de ses dessins au style très enfantin ayant été vendu à un client d’Octopus, le tueur se met une pression d’enfer pour en réaliser d’autres.
A l’occasion d’un dessin à faire sur le Père Noël, le jeune tueur va avoir un long échange avec Yôko et nous en apprendrons un peu plus sur leurs enfances respectives. Là, on rebascule fugitivement dans l’émotion.

Le dessin est toujours impeccable, pour les personnages comme pour les décors. Mais c’est avant tout le scénario qui fait l’attrait de cette série hors normes, cassant les codes du genre.

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