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Quand le blues se dessine, la page nous fredonne un air oublié.

«Ôoo the devil got my woman, but it’s for me to draw iiiiit !» Le blues, empreint de gospel et de vaudou reste une des musique les plus spirituellement dérangeantes aujourd’hui. On ne sait pas quoi penser de ces alcooliques, affabulateurs et génies musicaux qui nous emmènent dans leur monde sur un rythme saccadé. Le blues reste, encore aujourd’hui, une source d’inspiration pour les artistes. La BD n’échappe pas à cette règle et les figures de bluesmen hantent les cases de nombreuses œuvres du neuvième art...

La BD de bluesman…au plus près des chanteurs.

Le blues est émaillé de grandes figures et il est plus aisé de parler de lui par ses représentants les plus illustres. Le grand Robert Johnson se distingue parmi ces biographies. Ce vagabond qui disait avoir vendu son âme au diable pour apprendre à jouer de la guitare a marqué sa génération et sa légende a inspiré beaucoup d’auteurs.

L'ouverture du récit autour de la vie de Robert Johnson

L'ouverture du récit autour de la vie de Robert Johnson


On le trouve aujourd’hui dans un nombre incroyable de bandes dessinées documentaires. Love in vain retrace la biographie de ce bluesman avec un ton sombre et une narration à la troisième personne. On y retrouve les péripéties, réelles ou inventées de ce génie du blues. Tout comme dans Me and the devil blues, un manga relatant, plus librement, son histoire de Robert Johnson.

Love in vain le rappelle bien, Robert Johnson est un icône parce qu’il est mort seul, ruiné et sans avoir été reconnu pour son talent, comme des milliers d’autres noirs américains. Sa vie représente la meilleure illustration vécue d’une chanson de blues : beaucoup de femmes, d’alcool et de musique mais la mort au bout du chemin. Et si Robert Johnson s’est hissé à une place de symbole du blues du début du XXème siècle grâce à quelques rares enregistrements, c’est parce que son destin est semblable à celui de milliers d’autres qui, eux, n’ont pas eu la chance d’être enregistrés.

Robert Crumb, à sa manière, a glorifié les bluesmen oubliés dans Héros du blues, du jazz et de la country. En utilisant un format à deux supports, la BD et le Cdrom, Crumb cherche à montrer sa vision d’un blues disparu, qui n’est même plus présent sous la forme d’images ou de vidéos. En poussant à lire en écoutant, il met en avant une autre manière de rendre hommage aux musiciens, qui n’a été que peu travaillé avant lui., Crumb se mue en illustrateur de pans de la vie de ces nombreux inconnus qui ne survivent que par un ou deux enregistrements méconnus...

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