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Nicolas André, conteur des temps modernes

Auteur(s) :
Nicolas André

Date : 31/10/2016

Lieu : Paris

Envie d’aventures rocambolesques ? La Toile montante vous emmène dans l’imaginaire truculent de Nicolas André. Portrait de ce brillant auteur de fables, qui mêlent avec brio burlesque et fantastique !

Une patte artistique dense

Nicolas a toujours adoré dessiner, découper, coller, peindre et composer ses propres histoires. Il a fallu un passage à l’école Saint-Luc de Bruxelles ainsi qu’aux Arts Décoratifs de Strasbourg, pour que ce jeune talent déploie ses ailes. Pendant cinq ans, l’étudiant s’initie au dessin, à la narration mais aussi à l’édition. Mais ce n’est qu’en commençant à travailler en indépendant que faire de la BD apparaît comme une évidence : « La bande dessinée correspondait à mon envie de raconter des histoires et mon lien particulier avec l’objet du livre. »

Si Nicolas André était une oeuvre, il serait toute les films de Jacques Tati ; un souvenir, les vendanges de son enfance !

Si Nicolas André était un animal, il serait un âne ; s'il devait prendre un modèle, il choisirait Moondog.

Livres dont il devient lui-même artisan, en signant des récits dans lequel il sculpte sa griffe artistique aux milles influences : les couleurs vives des peintures nabi, des accents rétro dénichés dans les images d’Epinal, un humour pétri de Monty Python, des Deschiens ou Jacques Tati. Ce brassage artistique guide ses recherches graphiques, publiées régulièrement sur son blog. Fondé en 2008, le site révèle progressivement au grand public ses récits, où l’humain et le monde ne font qu’un.

Une symphonie du monde

Carnet de croquis à la main, Nicolas ne se lasse jamais de peindre une rue, un jardin croisé à l’occasion d’une promenade ou d’un voyage. Ce lien fort entre l’artiste et l’agitation de la vie ne s’est pas tissé tout seul. À force de passer en revue les ouvrages jeunesse de Martin Handfordet de Richard Scarry, son pinceau prend un malin plaisir à dessiner la foule et la grandeur de la nature.

Dans Cap Chauve-Fillipe, les personnages baissent le voile sombre de l'hiver pour avoir un peu plus de lumière...

Dans Le Cap Chauve-Fillipe, les personnages baissent le voile de l'hiver pour avoir un peu plus de lumière...

D’un œil poétique, le dessinateur s’amuse à les déformer et les déconstruire, à la manière d’Ernst Ludwig Kirchner et autres figures de l'expressionnisme allemand. Ces séances créatives façonnent les décors de Byzancheté, Piccolo ou du Cap Chauve-Fillippe, BD où les personnages se fondent dans les paysages : « J’ai toujours eu envie de dessiner des personnages, de la nature et de l'architecture. » explique-t-il en ajoutant « Il me semble bien de garder en tête que les humains font partie d’une multitude d’éléments, d'un grand tout. » Cette symbiose, Nicolas la reproduit allègrement dans ses récits.

Une plume affûtée

Transporté par la prose de H.P. Lovecraft et de Thomas Pynchon, Nicolas œuvre sans répit pour nous raconter de courtes épopées rocambolesques. Tel un marionnettiste, il entraîne ses personnages dans situations mêlant onirisme et absurde, le tout saupoudré de références mythologiques : « Les mythes et fables sont importants car ils parlent de nous mais aussi de ce qui nous échappe. C’est d'une sorte de genèse fabuleuse sur ce qui fait notre culture aujourd'hui. »

Si Nicolas André était un animal, il serait le l'âne ; s'il devait prendre un modèle, il choisirait Moondog.

Si Nicolas André était une oeuvre, il seraitl 'intégralité des films de Jacques Tati ; un souvenir, les vendanges de son enfance !

Fasciné par l’Homme, le blogueur s’efforce à retracer ses origines, à l’aide du langage subtil du dessin : « J'aime bien l'idée de dire un maximum par l'image. C'est une bonne contrainte pour simplifier son discours et pousser à fond ses personnages, ainsi que ses situations. » Malgré son penchant pour la BD muette, l’auteur tient à renouveler constamment sa narration. Petit à petit, sa plume se dirige vers la technique du dialogue, entre la préparation d’une nouvelle fable intitulée Ivanhoé Backus, et sa première BD jeunesse Le Vélo géant. Tous deux prévus pour janvier, ces projets devraient permettre au blogueur de s’envoler vers d’autres horizons artistiques.

Avant rendre visite à Nicolas André dans sa ville créative, allez sur son blog !

Avant rendre visite à Nicolas André dans sa villa créative, allez sur son blog !

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