ZOO

Retour au Congo (Octobre 2013)

couverture de l'album Retour au Congo

Éditeur : Glénat BD

Scénario : Yves H.Dessin : Hermann

Collection : Caractère

Genres : Aventure, Polar / Thriller

Public : À partir de 16 ans

Prix : 13.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 1.5

Scénario

1.0

Dessin

2.0

Comment rater un hommage à la BD ou le voyage d’un journaliste au Congo belge… Un jeune journaliste belge (sic !) s’engage dans un voyage sur les traces de son passé. Celles-ci le mènent au Congo où… rien ne se passe ! Une BD décevante malgré des dessins optimistes et une histoire qui offrait des perspectives.

Retour au Congo sonne comme un coup d’épée dans l’eau, le titre fait rêver et le rendu, pleurer. Comprenez, une BD dans la ligne de Tintin avec le dessinateur de Jeremiah aux commandes, ça donne envie. Mais là où Tintin donnait au moins à voir la colonisation belge, Retour au Congo donne à voir un champ de fleurs.

Les Congolais sont les grands absents de cette BD. Ses protagonistes, tous blancs, apparaissent au détour d’une case en train de danser en costume trois pièces ou alors affublés d’uniformes coloniaux, deux symboles forts !

Ils se divisent entre les méchants, les gentils et les bêtas qui tentent, en vain, de faire apparaître de l’humour dans une histoire qui manque de suspense. L’oncle du journaliste a le rôle d’un Haddock, toujours imbibé et à créer des ennuis, mais ne fait pas rire. Arrivé à la fin du tome, on est tiraillé entre lui recommander les alcooliques anonymes ou le jeter d’une falaise.

Le dessin est au rendez-vous, heureusement ! Les savanes sont belles, on en aurait presque chaud. Mais, là encore, on est déçu par les deux personnages principaux, le journaliste et son oncle dont le faciès évolue au fil des pages. On a du mal à fixer le profil du héros, tour à tour candide puis roublard, à la tête d’enfant ou d’homme viril.

On est perdu dans une histoire sans queue ni tête qui s’étire douloureusement sur 56 pages et laisse présager une suite. Des jolis paysages de cartes postales en vue, mais sans plus...

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