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Edgar Allan Poe, Hantise

couverture de l'album Edgar Allan Poe, Hantise

Éditeur : Soleil

Scénario : Stéphane LouisDessin : Bastien Orenge, Thomas VerguetColoriste : Daviet, Véra

Collection : 1800

Prix : 13.95€

  • ZOO
    note Zoo3.0

    Scénario

    2.5

    Dessin

    4.0
  • note lecteurs4.0
    1 note pour 1 critique

Le synopsis de l'album Edgar Allan Poe, Hantise

Edgar Allan Poe n’est pas encore l’écrivain célèbre que l’histoire retiendra. Pour l’heure, c’est un critique acerbe du Boston Chronicles. Un être détestable et aigri qui écrit des nouvelles tard le soir, après être revenu de consultations étranges lors desquelles il parle avec sa défunte mère par l'intermédiaire de la sulfureuse voyante Lady Hyde, qu’il paie ensuite en nature.

Sa sordide vie sans intérêt bascule dans l’horreur quand un matin, un meurtre faisant la une des journaux présente d’étranges similitudes avec une de ses nouvelles, encore en cours d’écriture. Il est donc le seul à en avoir connaissance.

Quand l’expérience se renouvelle le lendemain, puis le surlendemain, et encore et encore, c’est une véritable descente aux enfers que va vivre Edgar. Au fond du gouffre, quelles seront les réponses à cette question obsédante : Qui est le meurtrier ?

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La critique ZOO sur l'album Edgar Allan Poe, Hantise

« Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu'endormis. » Le scénariste Stéphane Louis explore cette citation de Poe pour la collection 1800 de Soleil. Il tisse à l’aide de Bastien Orenge et Thomas Verguet un monde entre cauchemar et réalité, qui ressemble bon gré mal gré à un hommage au célèbre écrivain.

L’influence du célèbre écrivain Edgar Allan Poe dans la littérature fantastique est incontournable et l’hommage à cet auteur mérite bien sa place dans la collection 1800 de Soleil. Son mythe est d’autant plus grand que les causes réelles de sa mort demeurent à ce jour le sujet de nombreuses spéculations, auxquelles vient s’ajouter Edgar Allan Poe, Hantise.

La vie du célèbre nouvelliste est fantasmée par le scénariste Stéphane Louis. Du Masque de la mort rouge au Scarabée d’or, les crimes commis dans cette BD et les hallucinations de Poe ne sont que des références à son oeuvre. Seule une certaine Mme Hyde apporte une touche de Robert Louis Stevenson. Ce tourbillon de clins d’oeil littéraires sont autant susceptibles de perdre le lecteur que de l’inviter à découvrir ou redécouvrir les nouvelles cultes de ce grand maître du fantastique.

La mise en scène graphique proposée par Bastien Orenge et Thomas Verguet plonge immédiatement le lecteur entre cauchemar et réalité. Leur utilisation des ombres et de la perspective des corps, associée à une dynamique de cases efficace, trouble et amène judicieusement la conclusion de cette histoire plus qu’étrange.

Le pot pourri de littérature proposé par Stéphane Louis peut sembler peu digeste et alambiqué au lecteur peu avisé.  Associé au graphisme réussi de cette Hantise, il offre néanmoins un hommage initiatique plaisant à l’oeuvre du célèbre Edgar Allan Poe.


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Commentaire et critiques (1)

note de la critique de Sil Socrate

4.0

C'est une BD one-shot qui imagine Edgar Allan Poe jeune, encore critique littéraire acerbe et pas encore l'écrivain mythique qu'on connaît, plongé dans une enquête à la frontière du réel et du surnaturel. L'histoire mélange thriller gothique, spiritisme (séances avec une voyante pour contacter sa mère défunte), alcoolisme, visions hantées et crimes mystérieux. L'ambiance est très "Poe-esque" : sombre, oppressante, avec cette tension entre folie et réalité.
Les dessins (Thomas Verguet + Bastien Orenge) et les couleurs sombres (Véra Daviet) sont vraiment réussis. Ils capturent très bien l'atmosphère du XIXe siècle américain, les intérieurs glauques, les rues brumeuses, le côté crasseux et mélancolique. Ça colle parfaitement à l'univers poesque.
Pour les fans de Poe, c'est plaisant de voir des clins d'œil à ses thèmes récurrents (deuil, mort, hantise, perte de raison).
Le rythme est plutôt accrocheur, on lit ça vite.
Le scénario est trop léger / pas assez creusé pour un one-shot. .L'intrigue surnaturelle/thriller reste assez classique et prévisible, sans vraie surprise ni profondeur psychologique marquante.

Le 22/02/2026 à 14h36